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Mécanisme de pré-examen approuvé pour les futurs dirigeants

Le Gouvernement a approuvé ce jeudi en Conseil des ministres le mécanisme de pré-vérification des noms choisis pour le Gouvernement. Il s’agit, a expliqué la ministre de la Présidence, Mariana Vieira da Silva, d’un questionnaire composé de 34 questions auxquelles les personnalités invitées devront répondre. De plus, ils devront signer une déclaration sur l’honneur. Ceci « au profit du contrôle démocratique et de la confiance des citoyens dans le système politique national », a souligné le responsable.

« Résolution adoptée [do Conselho de Ministros] qui établit un questionnaire de vérification préalable à la proposition des membres du Gouvernement au Président de la République, qui doit être rempli par les personnalités invitées par le Premier ministre ou désignées pour rejoindre le Gouvernement », a annoncé Vieira da Silva, dans des déclarations aux journalistes, après la réunion du Conseil des ministres.

Selon le ministre, il s’agit d’un « outil d’évaluation politique », dont la nécessité est justifiée par la « responsabilité inhérente à l’exercice de la fonction publique » et par le « degré élevé d’exigence et de responsabilité auquel ceux qui veulent assumer des fonctions politiques sont sujets à trouver des sujets ».

« Ce mécanisme de contrôle supplémentaire vise à renforcer le processus de vérification des conditions et exigences inhérentes à la prise de fonctions, au bénéfice du contrôle démocratique et de la confiance des citoyens dans le système politique national », a souligné le responsable du portefeuille de la Présidence.

Il est important de rappeler que l’idée de mettre en place un mécanisme de contrôle préalable des futurs dirigeants a été présentée au pays le 5 janvier par le Premier ministre, après plusieurs démissions controversées au sein du gouvernement.

L’idée initiale d’António Costa était de confier la charge de l’approbation à Belém, mais l’outil qui a fini par être approuvé est différent : l’examen est plutôt effectué avant même que le nom n’atteigne les mains du chef de l’État.

C’est que la première proposition d’António Costa a été jugée « non viable » par Marcelo Rebelo de Sousa, le gouvernement a donc opté pour une « solution alternative », qui a été approuvée ce jeudi en Conseil des ministres.

Au cours de ces premiers mois du nouveau gouvernement d’António Costa, plus de dix démissions ont été enregistrées, dont certaines ont été entourées de controverses. La plus récente était celle de Carla Alves, qui occupait le poste de secrétaire d’État à l’Agriculture. La responsable n’est pas restée à ce poste pendant 24 heures, étant partie après qu’il a été signalé que son mari était accusé de trois crimes.

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