Selon un communiqué de l’association syndicale rendu public ce jour, la direction de l’aéroport, en charge de la multinationale Vinci, a communiqué en décembre aux services et forces de sécurité de l’Etat présents dans les aéroports – Police de Sécurité Publique (PSP), Service des Etrangers et des Frontières (SEF ) , Autorité fiscale et douanière et Garde nationale républicaine (GNR) – qu’à compter du 30 mars, il serait interdit aux agents de stationner gratuitement dans les parcs des aéroports.

La contestation des agents a conduit Vinci à accepter de reporter l’entrée en vigueur de la décision au 30 juin, date limite pour parvenir à un accord avec l’Etat sur la question, ce qui n’est pas encore arrivé selon l’ASPP/PSP.

L’absence d’accord à ce jour conduit l’ASPP/PSP à admettre « de nouvelles formes de contestation », prédisant que les professionnels de la sécurité travaillant dans les aéroports se réuniront cette semaine.

« Le concessionnaire fait valoir qu’il n’a aucune obligation légale de garantir des places de stationnement à ces professionnels et que ‘personne n’est exonéré du paiement des redevances' », fait référence l’association syndicale dans un communiqué.

Pour les professionnels de la sécurité, ajoute-t-il, retirer de leur salaire cette somme, qui représente dans certains cas 10 pour cent du salaire mensuel, « signifie qu’ils finissent par devoir retirer de la nourriture de la table de leur famille pour accomplir leurs tâches, ainsi permettant à l’Etat et au concessionnaire privé ANA/VINCI de percevoir des revenus de l’ordre de dizaines et centaines de millions d’euros », ajoute-t-il.

La question n’ayant pas été résolue par les autorités nationales, l’ASPP/PSP a décidé de faire appel « directement au bon sens des entités européennes et internationales »

La plainte, rédigée par le Bureau Juridique de l’ASPP/PSP, a été adressée à Adina Valean, Commissaire aux Transports de l’Union européenne ; Fang Liu, secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale ; et Ingrid Cherfils, présidente de la Conférence européenne de l’aviation civile.

« Nous avons expliqué à ces trois responsables internationaux ce qui se passe dans les aéroports portugais où une entité privée néglige des aspects du bien-être fondamental de ceux qui veillent à la sécurité et cela mettra inévitablement en danger la sécurité des aéroports portugais », a déclaré l’association syndicale dans le communiqué.

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