Le Syndicat des techniciens d’urgence pré-hospitaliers (STEPH) a appelé à une grève de zèle contre le travail administratif et bureaucratique à partir du 28 et admet, s’il n’y a pas de réponse de la tutelle, durcir la forme de lutte.

S’adressant à l’agence Lusa, le président de STEPH, Rui Lazaro, a expliqué les raisons : « 48 jours après la remise de notre livret de réclamation au ministère de la Santé, malgré plusieurs tentatives de contact (…), il n’y a pas de réponses ou de solutions pour le problèmes dont nous nous plaignons et qui mettent en péril la santé et les soins médicaux d’urgence fournis aux citoyens ».

STEPH pointe, entre autres raisons, la nécessité de revoir la carrière particulière des techniciens d’urgence pré-hospitaliers, publiée en 2016 et qui « démontre qu’elle est déjà loin des besoins de l’INEM, ainsi que des techniciens eux-mêmes (.. .) », une situation « prouvée par l’abandon excessif des professionnels », qui a dépassé les 300 au cours des cinq dernières années, ce qui correspond à plus de 30% du taux d’abandon.

« Les centaines de TEPH que la tutelle a permis d’embaucher à l’INEM, ne couvrent même pas les sorties, encore moins permettent l’expansion des moyens médicaux d’urgence », souligne-t-il.

Le syndicat parle aussi de la convention collective spéciale carrière, dont le processus de négociation s’est achevé en 2018 et qui n’a pas encore été publié, et de la nécessité d’une révision immédiate des conditions de travail, qui se sont dégradées – avec un parc de « très vieux et très vieilles » ambulances coûteuses » -, et l’acquisition « d’uniformes et d’équipements de protection individuelle de qualité suffisante et en quantité suffisante ».

« Il existe plusieurs asymétries et défaillances dans sa répartition qui mettent en péril la protection et la sécurité de la TEPH et qui nécessitent une correction urgente », précise le syndicat, soulignant que, « dans le contexte pandémique actuel, (…) l’INEM ne respecte pas certaines des directives de la Direction générale de la santé, pas même dans le règlement intérieur ».

L’achèvement de la formation des techniciens d’urgence préhospitaliers est une autre question pointée par STEPH, qui insiste : « il n’est pas acceptable qu’après cinq ans il n’y ait même pas un seul technicien d’urgence préhospitalier formé ».

« Ce fait est de la responsabilité exclusive de ce Conseil d’Administration de l’INEM, IP, et il est demandé que la tutelle y trouve une solution. Cette impasse prive les Portugais d’un accès à des soins de santé plus de qualité et plus efficaces. Plusieurs vies sont perdues qui pourraient être sauvées », écrit le syndicat dans la convocation remise à Lusa.

STEPH parle également d’une diminution des équipements des moyens d’urgence, à l’image des « électrocardiographes, soustraits en 2016 et encore à remplacer, des thermomètres, des équipements de protection individuelle et divers consommables ».

Le non-respect de la législation du travail est un autre des sujets mis en exergue par la structure syndicale, qui pointe notamment le statut du travailleur étudiant, la « discrimination négative des femmes enceintes et des mères allaitantes » et le droit aux vacances et au libre exercice de l’activité syndicale.

Les TEPH veulent aussi une assurance contre les accidents du travail, dans une carrière qu’ils jugent « exigeante physiquement, vite épuisée et avec trop de risques inhérents à l’exercice de leurs fonctions ».

Le président du syndicat parle aussi de « harcèlement » des travailleurs, « par les coordinations intermédiaires et le conseil d’administration lui-même, au niveau des absences injustifiées aux étudiants travailleurs, ou aux femmes enceintes en grossesse à risque, par exemple, aux mères qui allaitent ». et qui ont vu la période d’allaitement qu’ils ont pour leurs enfants comme injustifiée ».

Le responsable pointe également des cas de « coercition et harcèlement » sur le lieu de travail, expliquant que des plaintes ont déjà été déposées auprès de l’Inspection générale des activités de santé.

Cette grève de zèle, qui débute le 28 à minuit, est décrétée pour une durée indéterminée. A l’avance, STEPH garantit que « tous les travaux urgents et émergents continueront d’être garantis sur tous les quarts de travail » et que les travailleurs continueront de garantir « l’enregistrement des informations cliniques de tous les patients ».

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