L’Association nationale des revendeurs de carburant (ANAREC) a déclaré aujourd’hui que le projet de loi limitant les marges de commercialisation, approuvé au parlement, « ne fait que détourner l’attention » de la charge fiscale pesant sur le secteur.

Dans un communiqué, l’organisation a déclaré qu’elle « gardait ce qui a déjà été dit », à savoir le 14 juillet, « se développant avec véhémence contre cette mesure, qui ne fait que détourner l’attention du consommateur final de la véritable raison du prix des carburants est si élevé : la pression fiscale très lourde qui leur est imposée (pour 10 euros fournis, six euros vont directement dans les caisses de l’Etat), ainsi que l’augmentation du surcoût d’incorporation du biocarburant ».

L’association souligne que « c’est l’Etat qui a le plus profité de la hausse des prix des carburants » et « déplore profondément les attaques successives dont les distributeurs de carburants ont été la cible, sans oublier la promesse non tenue de ce gouvernement de baisser ainsi les taxes pour les prix du pétrole pour atteindre des valeurs plus élevées ».

« Dans aucun autre secteur, nous n’assistons à une telle ingérence du gouvernement, basée sur une politique d’hypocrisie qui cherche à « couvrir le soleil avec un tamis » de ce qui est la véritable cause du prix élevé du carburant », dit l’ANAREC.

L’association a également rappelé que « le secteur des détaillants de carburant est également aux prises avec l’interdiction de vente de boissons alcoolisées, une mesure qui a été maintenue malgré les différentes phases de levée des restrictions au commerce en général dans le cadre de la pandémie ».

L’Assemblée de la République a approuvé aujourd’hui, d’une manière générale, le projet de loi du gouvernement visant à limiter les marges sur les combustibles et a « échoué » les propositions restantes sur l’énergie provenant de PCP, CDS et BE.

L’initiative du gouvernement a été approuvée avec des voix contre par CDS-PP, Chega et Initiative libérale et PSD abstention.

En juillet, le gouvernement a approuvé en Conseil des ministres (CM) la proposition de loi qui permettra à l’exécutif de limiter les marges dans la vente de carburants par le biais d’une ordonnance, s’il considère qu’elles sont trop élevées « sans justification », selon le ministre de l’Environnement.

Lors d’une conférence de presse, João Pedro Matos Fernandes a indiqué que ce diplôme, qui couvre également les bouteilles de gaz, serait transmis à l’Assemblée de la République, soulignant que la mesure sera « limitée dans le temps ».

Ce projet de loi vise à « donner au Gouvernement un outil pour que, lorsque les marges dans la vente de carburants et de bouteilles de gaz s’avèrent anormalement élevées et sans justification, ce pouvoir, par décret, de limiter ces mêmes marges », a-t-il indiqué à le temps le souverain.

« Une fois approuvé [a proposta de lei], le Gouvernement aussi, toujours à l’écoute de l’ERSE [Entidade Reguladora dos Serviços Energéticos] et l’Autorité de la concurrence, par arrêté, toujours pour des périodes limitées dans le temps, qui j’imagine un mois, deux mois, fixe administrativement la marge maximale pour la vente de carburants », a alors ajouté Matos Fernandes.

ALYN (ARYL) // MSF