Le 1er juillet, les veilleurs de la nature déclencheront une grève des heures supplémentaires à durée indéterminée, annoncée aujourd’hui par le Syndicat national de la protection civile (SNPC).

Dans un communiqué, la SNPC précise que « chaque année il y a une diminution des responsabilités au sein du DECIR (Dispositif Spécial de Lutte contre les Incendies Rurales), qui confie aux gardes de la nature uniquement la surveillance et la détection, sans pouvoir agir dans les zones restreintes aux parc naturel, ce qui représente une atteinte à la nature et à la biodiversité qui sont de sa compétence ».

La SNPC rappelle que les veilleurs de la nature sont équipés d’un véhicule léger de lutte contre l’incendie d’une capacité de 500L d’eau et qui fait toute la différence dans un allumage.

« Avoir des veilleurs de la nature avec la capacité d’« Attaque Initiale » (première intervention), peut dicter la différence entre avoir une bouffée de chaleur ou un grand incendie, avec d’énormes pertes en biodiversité, en ressources humaines et matérielles », défend la SNPC.

Le syndicat dénonce « un manque de respect pour le travail des gardes de la nature, leur refusant une révision de leur carrière professionnelle et un salaire adapté à toutes les fonctions qui leur sont assignées et rappelle qu’il a récemment transmis à l’Institut pour la conservation de la nature et des forêts (ICNF) le tutelle d’animaux de compagnie qui a entraîné plus de travail, une responsabilité accrue et le maintien du salaire.

Ainsi, le SNPC indique dans le communiqué qu’il se bat pour de meilleures conditions de travail, plus d’uniformes et d’équipements de protection individuelle, et pour l’ouverture d’un concours pour au moins 100 observateurs de la nature.

La SNPC souligne dans le communiqué qu’elle se bat également pour l’inclusion des gardes de la nature agissant au niveau de la première intervention dans la Directive Opérationnelle Nationale, pour plus de moyens de communication radio/mobile et pour la défense de la négociation, du dialogue et de la résolution des réclamations. présenté au ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat.

« Le montage financier approuvé par le Conseil des ministres dédié à la forêt montre que l’argent n’est pas un problème, le problème, ce sont des politiques inappropriées au détriment des travailleurs essentiels à la conservation de la nature et des forêts », précise la SNPC dans le communiqué.

« Il est urgent de reconnaître l’appréciation des observateurs de la nature en revoyant leur parcours professionnel avec des salaires justes », conclut-il.

MC // FPA