L’ordonnance qui détermine la valeur de l’indemnisation pécuniaire du programme d’incitation à l’installation des travailleurs de l’État à l’intérieur a été publiée aujourd’hui et prend effet mercredi.

Le nouveau diplôme définit les incitations, de nature pécuniaire et non pécuniaire, à accorder aux travailleurs ayant une relation d’emploi public intégrée dans les carrières générales, qui adhèrent au programme d’incitation à l’établissement des agents de l’Etat dans l’intérieur, créé par un décret-loi de juin 2020.

« L’objectif du gouvernement est de promouvoir un certain rééquilibrage (…), de contribuer à réduire les asymétries entre l’intérieur et le littoral et, à partir de là, de promouvoir la cohésion territoriale », a déclaré Alexandra Leitão, ministre de la Modernisation de l’État et de l’Administration publique, au Lusa. agence.

Le ministre a souligné qu’avec l’entrée en vigueur de l’ordonnance, le programme d’incitation est désormais accessible aux assistants opérationnels, assistants techniques et techniciens supérieurs, ne s’appliquant pas, par exemple, aux médecins et enseignants.

Les travailleurs intéressés peuvent postuler via la mobilité ou le télétravail, a-t-il rappelé.

En cas de mobilité, les travailleurs se déplacent vers un lieu de travail à l’intérieur du pays où il y a un poste vacant pour leur catégorie et leurs fonctions.

Mais, selon Alexandra Leitão, il doit s’agir d’un poste vacant qui ne peut pas être occupé localement.

Le télétravail ne peut pas pourvoir une vacance locale, il doit toujours être compatible avec les fonctions du travailleur concerné et peut se faire à domicile, évidemment depuis l’intérieur du pays, ou dans un « espace de coworking » [partilha de espaço de trabalho]», a expliqué le ministre de la tutelle.

Autrement dit, le travailleur continuera à travailler pour le même service où il était, à Lisbonne ou dans une autre ville, mais dans sa nouvelle adresse à l’intérieur, ou dans un centre de télétravail, au même endroit.

La nouvelle ordonnance détermine que les travailleurs ayant une relation d’emploi public intégrée dans les carrières générales qui rejoignent le programme, changeant ou changeant temporairement de lieu de travail vers une zone géographique à faible densité, recevront une indemnité pécuniaire de 4,77 euros par jour de travail « , ce qui correspond au doublement de l’allocation repas », soit 104,94 euros supplémentaires par mois.

Cette incitation est versée tant que les conditions de travail qui ont déterminé son attribution sont maintenues, pour une durée maximale de trois ans.

« C’est une incitation à y aller », a déclaré Alexandra Leitão, ajoutant que « tous les avantages du programme durent trois ans ».

Les travailleurs en question auront également droit à deux jours supplémentaires de vacances, de repos, jusqu’à cinq jours ouvrables, dans la période précédant ou suivant immédiatement le début des fonctions dans le nouvel emploi et de bénéficier de 11 jours ouvrables consécutifs de la période de jours fériés auxquels vous avez légalement droit en même temps que votre conjoint ou la personne avec qui vous vivez en union de fait.

Il existe également une garantie de transfert scolaire des enfants de l’un ou l’autre des conjoints ou d’une personne avec laquelle ils vivent en union de fait, selon les conditions générales de l’arrêté des inscriptions.

Les incitatifs non monétaires ont également une durée maximale de trois ans, ce qui correspond à la durée du programme.

Le programme vise à promouvoir « l’égalité et la cohésion territoriale, en luttant contre les disparités régionales qui existent notamment entre les grandes aires métropolitaines et les communes plus périphériques de l’intérieur » et, en même temps, à contribuer à « la construction d’une société numérique , via des incitations au télétravail, qui peuvent également constituer un mécanisme de sécurisation des emplois dans les régions moins peuplées ».

Ce programme peut également contribuer à « remplir l’objectif du Gouvernement de disposer, d’ici la fin de la législature, d’au moins 25 % de télétravailleurs issus de l’univers de ceux qui exercent des fonctions compatibles avec ce type de travail ».

Le décret-loi n° 40/2020, du 17 juillet, prévoit, entre autres, que des espaces de travail partagés, appelés « centres de télétravail », peuvent être créés pour les travailleurs qui adhèrent au programme en mode télétravail, indépendamment de l’employeur public auquel ils sont subordonnés.

Le régime contenu dans le décret-loi sera réévalué, « en tenant compte de l’efficacité et de l’efficience par rapport aux résultats escomptés, après trois ans ».

RRA // CSJ

Lusa/Fin