Dans un rapport auquel Lusa a eu accès, les commissaires à l’insolvabilité, Bruno Costa Pereira et Pedro Pidwell, soutiennent que « la position qui protégera le mieux les intérêts des créanciers » consiste à « délibérer en vue du maintien de l’établissement en activité, avec pour conséquence suspension de la liquidation et du partage de l’actif, ainsi que la concession et le délai de présentation d’un plan de redressement ».

Le rapport indique également que « seul le maintien de l’activité et le maintien de l’emploi permettront de ne pas perdre tout le « savoir-faire » existant et de ne pas exiger d’indemnités de rupture des contrats de travail, ce qui, de se produire, conduire à une augmentation du passif, au détriment de la plupart des créanciers ».

Les administrateurs judiciaires alertent également sur le fait que, « en raison de la spécificité de l’activité développée par l’insolvable, la fermeture entraînerait toujours de sérieuses difficultés dans la gestion de l’aéroport, avec des conséquences désastreuses qui ne se limitent pas au périmètre des personnes directement impliquées dans ce processus et qui pourrait à terme nuire à l’image extérieure de notre pays ».

La liste des créanciers de Groundforce, établie au cours de la procédure d’insolvabilité, compte 2 791 entités, pour un total de plus de 154 millions d’euros, TAP ayant des crédits reconnus de près de 19,7 millions d’euros.

Selon la liste provisoire des créanciers, à laquelle Lusa a eu accès, et qui peut encore subir des modifications, notamment avec l’ajout de nouvelles demandes, la dette totale, entre ce qui est réclamé et ce qui est dans les comptes, dépasse 154 millions d’euros.

Le total des créances des créanciers dépasse 137 millions d’euros, et chez plusieurs créanciers il n’y a pas de créance sur la dette, mais il y a une valeur cédée, ce qui explique les différences entre ces chiffres.

Parmi les créanciers, se distingue TAP, qui a demandé l’insolvabilité de la société de ‘handling’ (assistance aux aéroports au sol) et qui a déposé plusieurs réclamations, totalisant environ 19,7 millions d’euros, pour des livraisons de biens et services, prestations de services, exploitation contrat de location, entre autres.

ANA – Aeroportos de Portugal occupe également une place de choix parmi les créanciers de Groundforce, avec 12,6 millions d’euros de dette reconnue dans la liste.

L’État réclame également des dettes à l’entreprise, la Sécurité sociale ayant comptabilisé 10,4 millions d’euros, relatives aux cotisations et à l’aide dus au covid-19.

La BCP a reconnu une dette de plus de deux millions d’euros, un montant similaire à celui demandé par la compagnie d’assurance Fidelidade.

Selon la liste, la plupart des créanciers ont des droits de main-d’œuvre, c’est-à-dire qu’ils sont des travailleurs.

Le Tribunal Judiciaire du District de Lisbonne a statué le 4 août sur l’insolvabilité de la SPdH (Groundforce), a annoncé la TAP, qui avait formulé une demande à cet égard, le 10 mai.

L’insolvabilité de Groundforce devrait interférer, ou du moins retarder la vente des actions que Montepio détient dans l’entreprise, en raison du défaut de paiement d’une dette de l’actionnaire principal de la société de « manipulation », Pasogal, détenue par Alfredo Casimiro.

Le gouvernement attendait le résultat de cette cession avant d’aller de l’avant avec une autre solution, qui subira un « changement d’actionnaire essentiel pour la viabilité de l’entreprise », selon un communiqué publié le 21 juillet.

ALYN // CSJ

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