Les négociations collectives ont chuté de 30% en 2020 par rapport à l’année précédente, à 169 conventions, revenant aux niveaux de 2011, mais elles ont assuré une croissance des salaires pour la cinquième année consécutive, selon un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport annuel du Centre pour les relations de travail (CRL) « caractérise la négociation collective dans une année particulièrement extraordinaire et perturbatrice, causée par l’épidémie de pandémie de covid-19 », considérant que l’impact de la pandémie « s’est reflété dans la conjoncture économique, sociale et marché du travail en général », avec des réflexions dans la convention collective publiée en 2020.

Selon le document, « la variation annualisée des salaires nominaux moyens intertables reste positive pour la cinquième année consécutive ».

Les données des négociations collectives publiées en 2020 montrent une baisse des négociations collectives de l’ordre de 30 %, avec 169 accords publiés, alors qu’il y en avait 240 en 2019, retombant sur les niveaux de 2011, année au cours de laquelle 170 accords collectifs de travail ont été enregistrés.

Les 169 conventions enregistrées l’année dernière couvraient 397 638 travailleurs, soit près de la moitié des 792 883 travailleurs couverts par les 240 conventions en 2019.

Ce fait est dû, selon les rapporteurs, à la diminution du nombre de révisions partielles, avec une baisse de 29,2 %, par rapport à 2019, et des premières conventions, 56,5 % de moins par rapport à 2019.

En revanche, il y a eu une augmentation du nombre de révisions globales, de plus de 6 % en 2020, bien qu’insuffisante pour amortir la baisse observée dans d’autres sous-types, puisqu’elles ne représentent que 20 % du total, alors que les révisions partielles ont eu une relative poids similaire à celui de l’année précédente (67,5%).

Malgré la baisse du nombre, l’année dernière, l’éventail des secteurs couverts s’est élargi, avec quatre secteurs sans conventions en 2020, contre cinq secteurs en 2019.

Selon le rapport, trois secteurs d’activité continuent de prédominer dans les négociations collectives, représentant 71% des conventions 2020, que sont « Transport et stockage » (54 conventions), « Industries manufacturières » (45 conventions) et « Commerce de gros et de détail , réparation de véhicules automobiles et de motocycles » (21 conventions).

La réglementation des conditions salariales et autres avantages pécuniaires sont des matières prépondérantes dans les conventions enregistrées, telles que la durée et l’organisation du temps de travail, la qualification des travailleurs, l’égalité, l’évaluation des performances et les prestations sociales complémentaires.

Le rapport annuel du CRL souligne également que les conventions 2020 ont assuré une croissance moyenne des salaires réels de 2,3 %, la deuxième plus élevée depuis 2005.

« Mais la rémunération minimale convenue suit le modèle des autres années et se rapproche de la rémunération mensuelle minimale garantie, dans presque tous les secteurs », dit-il, ajoutant que cela se produit « dans l’écrasante majorité des secteurs ».

Quant à la rémunération maximale des échelles salariales, les différences entre les secteurs sont évidentes, variant entre 5 868,36 euros pour les transports et 1 045 euros pour les agents administratifs.

En plus de la croissance du salaire le plus bas convenu, en raison de l’augmentation du salaire minimum national de 600 à 635 euros, il y a eu également une évolution positive du salaire moyen dans les échelles salariales, qui est passé de 755,36 euros en 2019 à 818. .84 euros en 2020.

Concernant la résiliation des accords collectifs, en 2020 aucun accord de révocation d’un accord antérieur n’a été publié.

Le rapport annuel sur l’évolution des contrats collectifs sera présenté aujourd’hui à Lisbonne par ses auteurs, le professeur d’université Pedro Madeira de Brito et la coordinatrice exécutive du CRL, Paula Agapito.

RRA // JNM