Sont en cause les modifications apportées en janvier par le Gouvernement au code de la route, à savoir deux articles, le 48e et le 50e-A, relatifs à la pratique des camping-cars et qui ont été contestés par les associations du secteur, ayant même pris la présentation au parlement d’un pétition avec 7 886 abonnés.

Elisabete Desiderio a promu, à travers une page créée sur le réseau social Facebook, un appel à tous les automobilistes pour qu’ils se joignent à la marche lente contre l’article qui consacre l’interdiction de stationnement et de nuitées pour les camping-cars en dehors des emplacements autorisés.

Selon le promoteur de l’initiative, la réunion est prévue à 12h00 dans le jardin du Passeio dos Heróis do Mar, au Parque das Nações, puis se déplace lentement, à 14h00, en camping-cars jusqu’à l’Assemblée de la République, avec partie du parcours en deux tours devant le parlement car il n’y a pas moyen de se garer.

Dans le texte, le promoteur rappelle que les camping-cars antérieurs à 2000 peuvent participer à la manifestation car leur circulation « n’est interdite qu’entre 7h00 et 21h00 en semaine, dans le centre de Lisbonne ».

« C’est pourquoi vous pouvez être plus reposé. Vous pouvez rejoindre ce combat qui nous appartient à tous et rappelez-vous : ma réussite sera aussi la vôtre ! Le nombre de camping-cars fera toute la différence. Le combat, c’est maintenant », peut-on lire dans le manifeste.

Sur la page Facebook, Elisabete Desiderio explique que pour elle le camping-car « est synonyme de liberté, de nature, de loisirs, de plaisir et de vie », soulignant qu’avec l’article 50-A elle n’est pas libre de se déplacer n’importe où, « mais oui, selon où il peut y avoir une aire de service pour les camping-cars [ASA]”.

« En voyage et il n’y a pas de zone appropriée pour les nuitées ou les pauses pour éviter la fatigue, non seulement je mets ma vie en danger, celle de ma famille, ainsi que d’autres usagers de la voie publique, en plus d’être contre le règles de sécurité routière », dit-il.

Selon Elisabete Desidério, limiter le stationnement de ce type de véhicule à un seul point, c’est comme « couper les ailes d’un oiseau, c’est éteindre complètement le tourisme ambulant ».

« C’est une attaque contre les droits et les libertés des citoyens. On parle vraiment d’un article inconstitutionnel », accuse-t-il, tout en rappelant que Turismo de Portugal a des projets pour des dizaines d’ASA, mais « ils ne sont pas encore prêts et la plupart des campings ne sont pas prêts à recevoir les camping-cars » (emplacements de 50 m2 tel que mandaté par l’arrêté et stations-service performantes).

« Interdire le stationnement de jour sur les plages, comme on l’a vu l’an dernier, c’est retirer le droit à un espace/un domaine public de manière sectaire, comme tous les autres propriétaires de véhicules légers peuvent y accéder », souligne-t-il.

Le 28 mai, le parlement a discuté, à la demande du PCP, des propositions de modification des articles du code de la route qui limitent le stationnement et les nuitées des camping-cars, qui ont ensuite été débattues dans la spécialité.

Suite à la pétition remise au parlement, le PCP, BE, Verdes et PSD ont présenté leurs propres projets de loi pour modifier les amendements, qui sont entrés en vigueur en janvier de cette année.

En pratique, il est désormais interdit aux utilisateurs de camping-cars de passer la nuit et de stationner le véhicule en dehors des emplacements expressément autorisés, même pour se reposer pendant le trajet.

L’objectif du gouvernement, comme l’a précisé la députée socialiste Jamila Madeira lors du débat sur les diplômes au parlement, était d’arrêter les « camping-cars sauvages » et de s’aligner sur les bonnes pratiques européennes.

Toujours dans le débat, le député Bruno Dias, du PCP, a défendu que si le régime d’utilisation des camping-cars au Portugal était autrefois contradictoire, il est maintenant devenu « absurde » et a souligné que l’objectif des communistes avec le projet de loi présenté est de simplifier et clarifier le cadre réglementaire du secteur.

Le PCP considère que la notion de « nuitée » au sein de ces véhicules, introduite par le Gouvernement, est « absurde », car elle « met un véhicule, le camping-car, en infraction ou non selon l’heure du jour ou de la nuit, présence ou non des occupants à l’intérieur ».

BE et Verdes, ont accompagné le PCP et ont souligné les doutes et la confusion causés par la nouvelle loi, qui, selon le député José Luís Ferreira, du parti écologiste, exige que les camping-cars, contrairement aux autres conducteurs de véhicules légers, « ne puissent pas partir dans un service aire de repos ».

Verdes et Bloco ont également souligné qu’il existe des extensions de centaines de kilomètres où il n’y a « pas une seule place de parking qui permette le stationnement des camping-cars ».

RCP (RCS) // VAM

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