Le Médiateur a demandé le 15 septembre à la Cour constitutionnelle de revoir la loi publiée le 21 juillet 2020 qui a transposé une directive européenne, instituant l’obligation de communiquer à l’Administration fiscale et douanière certains mécanismes internes ou transfrontaliers à caractère fiscal.

Selon l’Ordonnance, la loi en question exige que les avocats rapportent à l’Administration fiscale les preuves d’évasion fiscale par les clients.

L’initiative du Médiateur, selon l’OA, est intervenue à sa demande, ajoutant qu’« il a toujours considéré que la loi en question violait le secret professionnel des avocats, qui est l’une des prérogatives les plus importantes du cabinet d’avocats ».

Dans un communiqué, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Luís Menezes Leitão, souligne que la loi en question est une violation grave du secret professionnel des avocats, qui est une condition essentielle de leur profession, un fait qui a été dénoncé même dans le mandat du précédent Conseil général.

La demande du Médiateur à la Cour constitutionnelle fait référence au contrôle de constitutionnalité des articles 10, n° 2, 13, n° 4 et 14, n° 1 de la loi n° 26/2020 du 21 juillet.

« La demande adressée à la Cour considère que les dispositions législatives en cause, allant au-delà de ce que prévoit la directive elle-même, imposent, sans aucune marge de pondération, la primauté absolue du devoir de communication sur le devoir de secret professionnel de l’avocat, constituant est par là une restriction disproportionnée au droit à un procès juste et équitable, au droit de réserver le respect de la vie privée et la confidentialité des communications entre l’avocat et ses clients, tels que protégés par la Constitution de la République », a expliqué le Médiateur en communiqué.

L’Ordre des avocats portugais considère que, par cette demande, le Bureau du Médiateur a justifié les critiques des avocats, concluant que la loi en question viole au moins trois règles prévues par la Constitution de la République portugaise, à savoir la confidentialité des communications entre clients et avocats.

« Malgré les différentes interventions d’OA auprès du Gouvernement et du Parlement, la loi a été approuvée, ce qui a donné lieu à de nombreuses plaintes d’avocats contre cette forme de violation législative de leur secret professionnel, un fait pour lequel OA a décidé de saisir le Secrétariat de la Justice afin que , dans le cadre de ses compétences, il pourrait demander à la Cour constitutionnelle le contrôle abstrait de la constitutionnalité de ces dispositions », explique OA dans un communiqué.

GC // HB

Lusa/Fin

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