« Le processus de recherche des actifs des débiteurs et des garants a des limites en termes de portée et de délai d’exécution », lit-on dans le rapport de cet audit, effectué par Deloitte sur ordre du gouvernement, suite au paiement effectué en juin 2021 par le Fonds de résolution, sur la base de l’exercice 2020, conformément aux termes du Contingent Capitalization Agreement (« CCA »).

Le processus de recherche du patrimoine des débiteurs et des garants peut se faire directement par l’intermédiaire de la direction du recouvrement des créances – entreprises (DRCE) ou par l’intermédiaire de ressources auprès d’une entité extérieure.

Dans les deux cas, l’objectif est d’identifier si les débiteurs ont des biens immobiliers ou des participations, entre autres actifs, et dans les deux situations des limitations ont été détectées.

« Il est ainsi vérifié que les procédures menées par une entité externe sont exhaustives mais ne s’appliquent pas à la plupart des débiteurs », lit-on dans le document.

En revanche, révèle le rapport, « les procédures mises en place chez Novo Banco n’incluent pas une enquête sur tous les types d’actifs/avoirs des débiteurs et des garants et ne sont pas effectuées de manière périodique ».

Cette forme d’action, est-il mentionné, ne permet pas à la banque « d’avoir une connaissance à jour de l’ensemble du patrimoine des débiteurs et des garants qui permette d’assurer une meilleure prise de décision par la Banque, y compris en matière de définition des stratégie de redressement ».

« En outre, aucun critère concret n’est défini quant aux circonstances dans lesquelles cette recherche d’actifs doit être effectuée pour chaque débiteur, compte tenu de leur classe de risque, du niveau des garanties associées ou de la stratégie de recouvrement », ajoute le document.

Dans ce contexte, quelques exemples sont présentés, à savoir celui d’un débiteur — identifié par « Débiteur 10 », par rapport auquel les auditeurs ont vérifié que la recherche d’actifs était effectuée en interne par Novo Banco et se limitait aux actifs immobiliers situés dans Portugal, malgré « l’activité économique de ce débiteur est concentrée en dehors du Portugal ».

En jeu, un débiteur qui a généré en 2020 des pertes de 40 millions d’euros.

Le rapport souligne que « les preuves du processus de recherche du patrimoine des débiteurs et/ou des garants » n’ont pas encore été obtenues, cinq d’entre eux – accompagnés de la DRCE précitée – ayant généré des pertes de 51 millions d’euros en 2020.

Concernant les huit autres — dont le suivi a été effectué par la Direction du contrôle et de la surveillance (DSAE) — il y a deux débiteurs qui ont généré en 2020 des pertes de six millions d’euros, après avoir été vendus en 2021 dans le cadre de la vente agrégée de crédits, appelée ‘ Wilkinson’.

« Ces débiteurs ont généré en 2021 une perte nette sur la vente de quatre millions d’euros », maintient le document.

Selon le rapport de ce nouvel audit spécial, les procédures de recherche patrimoniale des débiteurs « ne sont pas formellement définies dans le règlement intérieur de Novo Banco, étant uniquement « mises en œuvre pour les débiteurs qui relèvent de la sphère de responsabilité en termes de suivi et de contrôle ». .de la DRCE ».

« En ce sens, les procédures de ce type ne sont pas mises en œuvre lorsque les débiteurs sont sous la responsabilité de la DSAE ou des services commerciaux, même dans les opérations qui présentent des indicateurs de risque accru », est-il mentionné.

En avril, le gouvernement a transmis au Parlement le rapport de cet audit qui portait spécifiquement sur les opérations de crédit (y compris l’octroi, les garanties, la restructuration ou l’annulation de la dette, l’endettement en exécution ou en exécution de garanties, la vente de portefeuilles de crédit ou le transfert à des fonds), l’investissement, l’expansion ou des décisions de désinvestissement réalisées au Portugal ou à l’étranger ainsi que des décisions d’acquisition et de cession d’actifs.

En 2021, le versement effectué par le Fonds de résolution au titre des comptes de l’année 2020, s’est élevé à 429 millions d’euros.

LT // CSJ

Lusa/Fin