Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat précise que, « à travers le Fonds pour l’environnement, il renouvelle, entre le 1er juillet et le 30 septembre, un soutien extraordinaire et exceptionnel au secteur des transports publics, notamment les taxis et les bus ». , y compris celles alimentées au gaz naturel ».

Selon l’exécutif, « le soutien désormais renouvelé a été fixé à 20 centimes le litre de gazole et 30 centimes pour le gaz naturel », une valeur qui « prend en compte la stratégie de réduction du FAI ». [Impostos sobre Produtos Petrolíferos] et la reprise de la demande de transport public, qui génère des revenus plus importants pour les opérateurs ».

« D’autre part, les crédits inscrits au budget de l’Etat 2022, pour renforcer le Programme d’appui à la réduction tarifaire des transports publics (PART), permettent de protéger des opérations qui pourraient connaître un déficit d’exploitation », ajoute-t-il.

« Pour calculer l’aide désormais décidée, on a supposé une consommation de 380 litres par mois dans le cas des taxis et de 2 100 litres par mois dans les bus fonctionnant aux carburants fossiles autres que le gaz naturel, ce qui correspond à une somme de 228 euros pour le premier et 1 260 euros pour les secondes », avance le ministère.

Estimant que ce soutien pourrait atteindre 17,4 millions d’euros, l’exécutif dit qu' »il entend atténuer les effets de la hausse des prix du carburant, en prolongeant des aides qui avaient déjà été accordées entre novembre 2021 et le 30 juin 2022″.

Selon l’univers des véhicules licenciés par l’Institut de la Mobilité et des Transports (IMT), il est prévu que, sur les fonds désormais disponibles, 2,8 millions seront dédiés à l’accompagnement des taxis, 12,9 millions aux bus diesel et 1,7 million d’euros aux bus au gaz naturel.

Le 2 juin, l’Association nationale des transports de voyageurs (Antrop) a appelé à un renforcement des soutiens publics au secteur pour faire face à la hausse des prix des carburants, soulignant que ceux existants ne compensent qu’un tiers du surcoût des entreprises.

« Toute l’aide apportée depuis novembre de l’année dernière (elle a commencé avec 10 cents le litre puis est passée à 30 cents en avril) a jusqu’à présent représenté, en moyenne, 34 % de notre surcoût. Par conséquent, ce soutien représentait environ un tiers de ce qui était notre surcoût dû aux augmentations de carburant », a déclaré le président d’Antrop.

« Nous ne disons pas que c’était mauvais. Nous apprécions le soutien et pensons qu’il est absolument essentiel. Ce que nous disons, c’est qu’il doit augmenter », a ajouté Luís Cabaço Martins.

Selon le dirigeant de l’association, les calculs effectués par Antrop indiquent que, dans un scénario de stabilisation du prix du carburant jusqu’à la fin de cette année, pour compenser le surcoût, un soutien public de 90 cents le litre serait nécessaire, contre les 30 actuels centimes par litre.

« Nous avons fait un calcul jusqu’à la fin de l’année et, si l’on considère que le PVP [preço de venda ao público] du gazole reste stable jusqu’au 31 décembre de cette année, pour compenser le surcoût, dès le 1er juillet, il faudrait supporter 90 centimes le litre, et en ce moment on en a 30 », a-t-il alors affirmé.

« Les comptes sont faits, ils ont été remis au gouvernement et nous espérons que, si la situation continue, le soutien sera renforcé », a réitéré Cabaço Martins.

PD // JNM