Le deuxième et dernier jour du sommet social européen, qui réunit tous les dirigeants politiques du bloc, placera les relations entre l’Inde et l’Union européenne en tête de l’ordre du jour aujourd’hui. A l’arrivée du pavillon Rosa Mota, ce samedi, à Porto, le président de la Commission européenne a souligné que la relation entre les deux blocs est « étroite » mais qu’il y a « beaucoup de potentiel à explorer ».

« Aujourd’hui, le centre d’intérêt du sommet est l’UE / Inde », a expliqué Ursula von der Leyen aux journalistes. «Je suis convaincu que nous pourrons faire un pas en avant. L’Inde est une puissance numérique et cela ouvre de nombreuses opportunités pour tous », a-t-il ajouté, soulignant que la lutte contre la pandémie et l’approvisionnement en vaccins seront des sujets de débat.

À l’heure du déjeuner, les dirigeants de l’UE discuteront avec le Premier ministre indien par vidéoconférence.

Ce vendredi soir, António Costa et Narendra Modi ont publié un texte dans le journal «Politico» où ils affirment que la rencontre des dirigeants UE-Inde est l’occasion de promouvoir les liens commerciaux et d’investissement entre les deux «plus grands espaces démocratiques du monde».

publié dans Politico.

«Nous devons saisir cette occasion pour accroître nos relations, en utilisant l’énorme potentiel de nos espaces démocratiques pour promouvoir les relations commerciales et d’investissement et pour soutenir le multilatéralisme», lit-on dans le texte conjoint des Premiers ministres portugais et indien, publié dans le magazine en ligne Politico.

Les dirigeants affirment que la réunion des dirigeants de l’Union européenne (UE) et de l’Inde est «un moment d’une profonde importance géopolitique», qui vise à «renforcer le dialogue entre les deux plus grands espaces démocratiques du monde», donnant un «nouveau impulsion »au partenariat entre les deux blocs, avec des effets positifs sur le commerce et l’investissement international.

La réunion, ont-ils souligné, est l’occasion d’élargir la coopération entre l’UE et l’Inde « dans de nouveaux domaines d’une importance décisive pour le développement des sociétés et des économies contemporaines », tels que la transition numérique, la connectivité, la mobilité, la santé, la transition énergétique et action climatique.

«C’est le bon moment pour reprendre les négociations pour un accord commercial ambitieux et équilibré, capable d’agir comme un facteur clé de croissance durable et de création d’emplois, tant pour l’Inde que pour l’Europe. En outre, un accord UE-Inde enverrait un signal puissant au monde en faveur des avantages de la coopération commerciale internationale », peut-on lire dans le texte.

Les dirigeants ont déclaré qu’aujourd’hui de nouvelles voies de coopération seront ouvertes, par exemple, en lançant un partenariat qui vise à promouvoir la collaboration dans le domaine des transports, de l’énergie et de la transition numérique.

L’UE, ont-ils rappelé, est le premier partenaire commercial de l’Inde et la deuxième destination des exportations indiennes, le commerce entre les deux territoires ayant augmenté de 72% au cours de la dernière décennie.

Actuellement, environ 6 000 entreprises européennes sont présentes en Inde, responsables de 1,7 million d’emplois directs et de 5 millions d’emplois indirects.

« La négociation d’un cadre de protection des investissements à l’échelle de l’UE apporterait plus de stabilité et de sécurité aux entreprises en Inde et dans l’UE pour étendre leur présence sur leurs marchés respectifs », ont déclaré les deux Premiers ministres.