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Le secrétaire général du SSI garantit que le chef d’état-major d’Europol-Interpol sera toujours le PJ

Dans une interview accordée à Diário de Notícias, Paulo Vizeu Pinheiro affirme que ni le secrétaire général du Système de sécurité intérieure (SSI) ni le Premier ministre n’interfèrent en aucun cas dans les processus d’enquête criminelle en cours.

« Les cinq dernières années de fonctionnement du Guichet Unique — Coopération Policière Internationale (PUC-CPI) dans le cadre du SSI, par lequel, pour la seule année 2021, plus de 8 000 cas sont passés, constituent la preuve avérée qu’il n’y a pas ingérence ou accès indu à l’information ou échange d’informations qui circulent dans ce service », explique le responsable.

Après avoir appris qu’une proposition de loi gouvernementale avait été soumise à l’Assemblée de la République pour supprimer les bureaux d’Interpol et d’Europol de la PJ, les transférant à la PUC-CPI, sous la tutelle du SSI, à la fois l’Associação Le Sindical dos d’Investigation Criminelle et le Syndicat des Magistrats du Ministère Public ont exprimé leur inquiétude face au changement, pour placer les bureaux sous la dépendance de l’Exécutif.

Dans une interview avec Diário de Notícias aujourd’hui, Paulo Vizeu Pinheiro explique que ce changement découle des recommandations de l’évaluation de Schengen, qui au Portugal ne sont pas encore pleinement respectées.

« Il est important de reconnaître (…) que la part du lion de la coopération avec Europol et Interpol appartient à notre police criminelle hautement professionnelle et compétente, avec une réputation nationale et internationale incontestée », dit-il.

Le secrétaire général du SSI affirme également que la méfiance ou les doutes qui sont apparus « sont enracinés dans la méconnaissance de ce qui est prévu » et insiste : Le futur chef de l’Office Europol-Interpol étant confié à un coordinateur des enquêtes criminelles de la PJ et le fonctionnement de la responsabilité quotidienne des inspecteurs de la PJ, mais avec un lien direct avec les opérateurs des autres FSS [forças do sistema de segurança]gagne en efficacité dans la distribution des affaires et dans l’échange d’informations policières ».

« Et, contrairement aux autres bureaux de la PUC, il n’y aura pas de rotation à la tête des bureaux d’Europol et d’Interpol, qui seront en charge de la PJ de manière permanente », garantit-il.

Lorsqu’on lui a demandé si, dans un autre pays de l’UE, les points de contact uniques sont installés dans une entité qui dépend du Premier ministre, il a répondu : « Les SPOC diffèrent d’un État membre à l’autre, en grande partie en fonction du modèle de sécurité respectif. La plupart dépendent d’un ministère, généralement le ministère de l’Intérieur ».

Sur le contrôle d’accès et la prévention des accès indus au PUC-CPI, Paulo Viseu Pinheiro dit qu’il travaille « sous la supervision du coordinateur du bureau Europol et Interpol, qui continuera d’appartenir à la PJ ».

SO // SB

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