Les travailleurs portuaires des aéroports de Lisbonne, Porto, Faro et Funchal ont annoncé une grève, appelée par le SINTAC, pour les 26, 27 et 28 août.

« Il est important de rappeler que cette grève pourrait créer de nombreuses contraintes sur le fonctionnement des aéroports et – d’après les nouvelles qui nous parviennent – ​​mettre en péril la sécurité opérationnelle », a indiqué le SINTAC dans la demande d’audience aux groupes parlementaires, auxquels Lusa avait accès. .

La structure syndicale a indiqué être consciente que des salariés d’entreprises de travail temporaire, « avec une expérience quasi nulle, peuvent être sollicités, ce qui pourrait mettre en péril la sécurité des vols ».

Il y a aussi une utilisation possible des travailleurs pour effectuer des tâches qui ne correspondent pas à leur catégorie professionnelle, « qui, si elle est vérifiée, constituera non seulement une violation du droit de grève, mais même un crime ».

Le syndicat a adressé aujourd’hui une demande d’audience aux groupes parlementaires pour présenter les raisons qui ont conduit à l’appel à la grève, regrettant les « temps troubles » vécus dans le secteur aéroportuaire et aérien.

« Il y a un conflit latent au travail dans l’entreprise, compte tenu des diverses attitudes de l’entreprise, inédites à Portway/VINCI, qui incluent un environnement de profond mécontentement et d’intimidation des travailleurs, à savoir, avec le blocage des progressions de carrière par des évaluations arbitraires imposées aux travailleurs, ainsi que l’absence d’augmentations salariales depuis plus de cinq ans », lit-on dans le document.

Vendredi, SINTAC et Portway, qui rencontraient la Direction générale de l’emploi et des relations du travail (DGERT), ne sont pas parvenus à un accord sur la définition des services minimaux pour la grève.

«Cette réunion était plus ou moins la même. Il n’y a pas eu de consensus, comme cela a été la marque des réunions avec Portway. Nous ne sommes pas parvenus à des conclusions concrètes ou à un accord sur la définition des services minimaux », a déclaré, à l’époque, le dirigeant du SINTAC Pedro Figueiredo, dans des déclarations à Lusa.

Dans un communiqué rendu public le 10 août, le syndicat a expliqué, dans un communiqué, qu’à l’origine de l’arrêt se trouve « la politique RH [recursos humanos] assumées ces dernières années par Portway, société du groupe VINCI, d’affrontement et de dévalorisation des travailleurs par des manquements consécutifs à l’accord d’entreprise, d’affrontement disciplinaire, d’absence d’actualisation des salaires, de fausse représentation des évaluations de performance qui évitent les progressions salariales et de mauvaise foi dans les négociations ».

L’avis prévoit l’arrêt général des travailleurs de la société d’assistance au sol, aux aéroports de Lisbonne, Porto, Faro et Funchal, à partir de 00h00 le 26 août et se terminant à 24h00 le 28 août.

Le SINTAC accuse également l’entreprise de favoriser un « climat de terreur psychologique, où les menaces prolifèrent et des poursuites disciplinaires sont engagées, créant une instabilité sociale sans précédent dans l’histoire de l’entreprise ».

Ainsi, les travailleurs exigent le respect de l’Accord d’Entreprise 2016 et une évaluation des performances qui n’empêche pas les progressions.

PE (MPE) // JNM