Dans une déclaration aux journalistes à l’Assemblée de la République, à Lisbonne, le député social-démocrate Carlos Peixoto a déclaré que le parti, « dans le budget de l’État, a présenté une proposition qui a été incluse dans le budget afin que le gouvernement puisse négocier jusqu’à hier. [quarta-feira] les compléments de risque des forces de sécurité », à savoir la GNR et la PSP.

« Le résultat que nous avons vu et entendu hier a indigné et choqué les agents de la GNR et de la PSP, qui ont reçu en moyenne 58,30 euros », a-t-il estimé.

Le député a estimé que « le ministre de l’Administration intérieure n’a pas la moindre force avec ses partenaires en Conseil des ministres pour imposer au ministre des Finances une autre évaluation en termes de rémunération, de valeur et de quantité de subvention qu’il peut prévoir un risque adéquat et juste pour ces forces de sécurité ».

Par conséquent, il est « faible, à la dérive, sans aucune direction », a-t-il déclaré.

Or, pour les sociaux-démocrates, « le grand responsable politique de tout cela s’appelle António Costa, il est premier ministre, car contre tout, contre tout le monde, il maintient en fonction son ministre de l’Administration intérieure quand il ne parvient pas à aider les des forces de sécurité qui devraient être dans notre pays, sous l’état de droit, vraiment valorisées, ce qui n’arrive pas ».

Dans un communiqué adressé mercredi aux journalistes, le ministère de l’Administration intérieure a indiqué que la proposition présentée aux associations socioprofessionnelles de la GNR et aux syndicats de la PSP prévoit un versement supplémentaire aux éléments de la GNR et de la PSP pendant 14 mois et représente plus de 43 millions d’euros.

Le ministère précise que la proposition de la part fixe du supplément pour service dans les forces de sécurité (actuellement 31 euros) prévoit 100 euros par mois pour les éléments des patrouilles et des fonctions de patrouille, 90 euros pour ceux qui ont des fonctions de commandement et 80 euros pour les opérations PSP et GNR restantes.

Cependant, les structures représentant les agents affirment que, dans la pratique, les éléments PSP et GNR n’auront qu’une augmentation de 68, 59 et 48 euros respectivement, compte tenu du fait qu’actuellement la part fixe du supplément de service dans les forces de sécurité est de 31 euros.

Du point de vue du PSD, cela révèle que « le gouvernement traite les forces de sécurité avec mépris et mépris, avec un mépris total », pour lequel le parti a exprimé « une grande inquiétude » face à la situation et aussi « un mot de solidarité » à ces forces de sécurité.

« Il n’est pas possible, il n’est pas envisageable qu’un État qui doit démontrer son autorité par la mobilisation, la motivation des forces de sécurité, ne les encourage qu’avec un supplément de ce montant, qui est absolument négligeable par rapport aux autres montants versés à d’autres des forces de sécurité qui, n’ayant pas exactement les mêmes fonctions, ont exactement la même nature qu’un complément de risque », a critiqué le député PSD.

A titre de comparaison, Carlos Peixoto a indiqué qu’« un inspecteur de la SEF perçoit un supplément de risque mensuel de 405,88 euros, un agent de la PJ reçoit un supplément de risque mensuel de 340 euros ».

FM (CMP) // SF