La situation d’alerte sera en vigueur au Portugal continental à partir de 00h00 aujourd’hui jusqu’à 23h59 mardi, jour où elle sera réévaluée, a déclaré dimanche le ministre de l’Administration intérieure, José Luís Carneiro, après une réunion avec les ministères. de la Défense Nationale, du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité Sociale, de la Santé, de l’Environnement et de l’Action pour le Climat et de l’Agriculture et de l’Alimentation ????.

« Dans les prochains jours, la température devrait baisser entre 2 et 8 degrés, ce qui nous permet d’avoir une petite fenêtre pour ajuster les efforts », a expliqué José Luís Carneiro, rappelant que, « jusqu’à la fin de l’été, il y aura d’autres très moments exigeants » et « il faut être préparé ».

Mardi, la situation sera réévaluée, car une nouvelle hausse des températures est attendue, a-t-il précisé.

Le Portugal continental est entré dans une situation d’urgence, selon le niveau de réponse prévu dans la loi fondamentale sur la protection civile, lundi et jeudi derniers, le gouvernement a décidé de prolonger cette situation jusqu’à dimanche.

La situation d’alerte est, selon la loi fondamentale sur la protection civile, le niveau le moins grave, en dessous de la situation d’urgence et le niveau le plus grave, la situation de calamité.

La semaine dernière, le pays a fait face à des températures élevées et la journée la plus chaude a été mercredi, lorsque presque tous les districts étaient sous alerte rouge, la plus grave émise par l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA).

L’Autorité nationale d’urgence et de protection civile (ANEPC) a signalé 206 événements nécessitant une assistance sur les différents théâtres d’opérations, a indiqué le commandant national André Fernandes, lors du « briefing » qui s’est tenu dimanche en début de nuit.

Outre la mort du pilote d’un avion amphibie de lutte contre les incendies, qui s’est écrasé vendredi dans un vignoble de Quinta do Crasto, à Castelo Melhor, Foz Coa, district de Guarda, cinq blessés graves ont également été signalés (trois éléments de la protection civile et deux civils ceux).

Depuis le 8 juillet, 939 personnes ont été évacuées des villages menacés par les flammes et 12 zones de soutien à la population ont été mises en place, qui ont accueilli 431 personnes, a-t-il ajouté.

Les incendies des derniers jours ont touché des habitations, dont certaines pour la première fois, des maisons vacantes et des infrastructures de soutien.

André Fernandes avait déjà prévenu que, même avec l’abaissement du niveau d’alerte, la « précaution » s’impose, car « le pays connaît une sécheresse extrême et, par conséquent, les niveaux d’eau dans le sol sont très bas et il y a beaucoup de carburant sec ». brûler. ».

Le ministère de l’Administration intérieure a également averti, dans un communiqué publié dimanche, que la situation d’alerte implique toujours « des mesures à caractère exceptionnel ».

Pendant la période où il est en vigueur, « l’accès, la circulation et la permanence à l’intérieur des espaces forestiers, préalablement définis dans les plans communaux de défense de la forêt contre les incendies, ainsi que sur les chemins forestiers, chemins ruraux et autres routes qui traversent eux » est interdit. .

Il est également interdit « de faire des feux et de brûler les restes de l’exploitation », ainsi que de travailler dans les forêts « avec tout type de machines, à l’exception de celles associées aux situations de lutte contre les incendies ruraux » et de travailler dans les zones rurales avec recours aux débroussailleuses à lames ou disques métalliques, débroussailleuses, broyeurs et machines à lames ou à pelle.

La situation ne permet pas non plus l’utilisation de feux d’artifice, suspendant les permis déjà délivrés.

La déclaration de ce niveau d’alerte exige que la GNR et la PSP augmentent le degré de préparation et de réponse opérationnelle par rapport à l’habituel, et que « les moyens de surveillance, d’inspection, de patrouilles de dissuasion et de soutien général aux opérations de protection et de secours », autorisant les pauses vacances et la suspension des jours chômés.

La situation d’alerte implique également la mobilisation d’équipes d’urgence médicale, de santé publique et de soutien social, en plus du renforcement du service d’incendie avec la contractualisation jusqu’à 100 équipes et la mobilisation permanente d’équipes de sapeurs-pompiers forestiers.

Le Corps national des agents forestiers et des veilleurs de la nature doit également être mis sur la prévention.

La diminution du niveau de préparation, qui passera d’une situation d’urgence à une alerte, permettra toutefois de procéder à la fertilisation, l’irrigation, l’élagage, la récolte et le transport des cultures agricoles, à condition qu’ils soient essentiels et incontournables et ne augmentent le danger, ainsi que l’extraction du liège, le miel et la construction civile.

Il est également possible de récolter des cultures agricoles à l’aide de machines, entre 06h00 et 10h00 et entre 19h00 et 22h00, à condition qu’elles soient communiquées au service municipal de la protection civile territorialement compétent.

MLL (PMC/CMP) // MLS