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Le Portugal continental en état d’alerte pour les trois prochains jours en raison d’un risque d’incendie

Dans un communiqué, le cabinet du ministre de l’Administration interne rapporte qu’en collaboration avec les ministères de la Défense nationale, du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, de la Santé, de l’Environnement et de l’Action pour le climat et de l’Agriculture et de l’Alimentation, il a été décidé de placer le territoire continent dans une situation d’alerte compte tenu des prévisions météo des prochains jours.

Selon les informations fournies, la situation d’alerte dure trois jours, commençant à 00h00 le 21 août et se terminant à 23h59 le mardi 23 août.

« La Déclaration découle de l’élévation de l’état d’alerte spécial du système intégré de protection et d’opérations de secours et de la nécessité d’adopter des mesures préventives et de réaction spéciales face au risque d’incendie élevé, très élevé et maximal, prévu par l’IPMA , territoire en grande partie continental », explique le gouvernement.

En raison de l’état d’alerte, il est interdit pendant ces jours d’accéder, de circuler ou de séjourner dans les espaces forestiers préalablement définis dans les Plans Municipaux de Défense de la Forêt Contre l’Incendie, ainsi que sur les chemins forestiers, les chemins ruraux et autres routes qui les traversent ; effectuer des incendies ou des travaux en milieu forestier à l’aide de tout type de machinerie, à l’exception de celles ayant trait à la lutte contre les incendies.

L’utilisation de feux d’artifice ou d’autres objets pyrotechniques est également interdite et les autorisations délivrées entre-temps sont suspendues.

Sont exclus de l’interdiction « les travaux liés à l’alimentation et à l’abreuvement des animaux, le traitement phytosanitaire ou la fertilisation, l’abreuvement, la taille, la récolte et le transport des cultures agricoles », « l’extraction du liège par des méthodes manuelles et l’extraction (crêtage) du miel ».».

« Les travaux de récolte des cultures agricoles à l’aide de machines, à savoir les moissonneuses-batteuses, et la réalisation d’opérations forestières de coupe, d’élagage et de transport, entre le coucher du soleil et 11h00, à condition qu’elles soient adoptées mesures d’atténuation des risques d’incendie en milieu rural et communiqué leur mise en œuvre au service municipal de la protection civile territorialement compétent », lit-on dans le communiqué.

Il explique également que la situation d’alerte implique « un niveau accru de préparation et de réponse opérationnelle de la part de la GNR et des PSP, avec un renforcement des moyens de surveillance, d’inspection, des patrouilles pour dissuader les comportements et un soutien général aux opérations de protection et de sauvetage », étant autorisé l’interruption du congé annuel et la suspension des jours de congé et des périodes de repos.

Le dispositif sapeurs-pompiers sera renforcé avec la contractualisation jusqu’à 100 équipes, sous réserve de la disponibilité des sapeurs-pompiers.

Cet état d’alerte implique également une augmentation du niveau de préparation et de mobilisation des équipes d’urgence médicale, sanitaire et sociale, la mobilisation permanente des équipes de sapeurs forestiers, la mobilisation permanente du Corps national des agents forestiers et des gardes de la nature qui intègrent le dispositif de prévention et de lutte contre l’incendie, et l’augmentation du niveau de préparation des équipes d’intervention des entités ayant une mission particulière de coopération dans les domaines des communications (opérateurs de réseaux fixes et mobiles) et de l’énergie (transport et distribution) .

Le GNR est chargé de mener des actions de patrouille et d’inspection dans la zone, en utilisant les moyens des forces armées, dans les quartiers en état d’alerte spéciale, en se concentrant sur les endroits marqués avec un risque d’incendie très élevé et maximal.

Les travailleurs du secteur public ou privé qui cumulent les fonctions de sapeurs-pompiers volontaires bénéficient d’une dispense de service ou d’un justificatif d’absence.

L’Autorité nationale d’urgence et de protection civile est chargée d’avertir la population du danger d’incendie rural, tandis que les forces armées fournissent des moyens aériens pour opérer dans les lieux.

SV // ZO

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