Le Portugal défend une discussion au sein de l’Union européenne (UE) pour revoir les règles de Bruxelles pour le contrôle de la dette et du déficit publics, qui seront promues par la Commission européenne, en admettant des règles plus flexibles concernant les investissements publics « verts » et numériques.

« Le Portugal défend qu’avant que les règles ne reprennent [orçamentais], une réflexion est menée et cette réflexion est déjà convenue et sera menée », a déclaré samedi le ministre d’Etat et des Finances, João Leão, à l’agence de presse Lusa.

S’adressant à Lusa à l’issue de la réunion des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union européenne (Ecofin), à Kranj, en Slovénie, le responsable du gouvernement a ajouté que « la Commission européenne mettra ce sujet dans un débat public et, par conséquent, ce La discussion devrait être avant de reprendre les règles » pour maîtriser le déficit et la dette publique, suspendus jusqu’à fin 2022, en raison de l’impact de la pandémie de covid-19 et de l’aide nécessaire que les pays devaient apporter à leurs économies.

« ET [a discussão] doivent être prises pour garantir que, non seulement l’année prochaine, mais surtout par la suite, l’Europe se concentre sur la garantie d’une forte capacité de croissance économique, mais aussi d’investissements accrus, […] à savoir les investissements publics qui ont à voir avec la transition environnementale et numérique », a énuméré João Leão.

Et, selon le responsable, lors de la discussion d’hier à Ecofin, de nombreux pays de l’UE « ont signalé que l’investissement ‘vert’ pourrait être l’un des domaines avec une règle d’or ».

« L’une des choses qui est prise en compte est la possibilité que les investissements « verts » aient une plus grande flexibilité ici dans le cadre des règles actuelles », a expliqué João Leão, assurant à Lusa que « le Portugal est tout à fait en faveur d’en profiter. » ce fil pour le mettre en œuvre.

Cette réunion Ecofin, qui s’est tenue à Kranj sous la présidence slovène du Conseil, a été dominée par la présentation de « lignes rouges » par huit pays « frugaux » pour les règles budgétaires, mais aussi par la présentation d’une étude du think tank Bruegel, spécialisée dans les affaires économiques et basé à Bruxelles, pour « assouplir la rigueur du cadre budgétaire de l’UE » dans des paris « verts ».

Bruegel a conclu que l’UE doit dépenser 1% de plus de son produit intérieur brut (PIB) chaque année en investissements publics « verts » pour réduire les émissions polluantes d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone et, à cette fin, il a proposé une « règle « de l’or « vert » » en ce qui concerne les règles budgétaires pour ce type d’investissement public.

La clause de sauvegarde du pacte de stabilité et de croissance (PSC) — qui suspend temporairement les règles de discipline sur des sujets tels que le déficit et la dette publique — a été activée en mars 2020, pour permettre aux États membres de réagir rapidement et d’adopter des mesures d’urgence pour atténuer la crise sans précédent. impact économique et social de la crise du covid-19.

En juin de cette année, la Commission européenne a confirmé que les règles de discipline budgétaire inscrites dans le PEC resteront temporairement suspendues en 2022, pour permettre aux États membres de faire face aux effets de la crise du covid-19.

La Commission a estimé que l’économie européenne continuera d’avoir besoin de soutien l’année prochaine également, ne prévoyant la désactivation de la clause qu’en 2023.

A Ecofin, huit pays – les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède, la Finlande, le Danemark, la Lettonie, la Slovaquie et la République tchèque – se sont dits « ouverts à discuter d’améliorations » des règles budgétaires, mais « seulement si les nouvelles propositions ne compromettent pas les durabilité des États membres, de la zone euro et de l’UE dans son ensemble », dans une position commune présentée aux autres États membres.