Le Portugal a déjà utilisé plus de 50% du quota de pêche pour 2021 de quatre espèces et deux autres approchent de la moitié, selon les données de la direction générale des ressources naturelles, de la sécurité et des services maritimes (DGRM) envoyées à Lusa.

Dans le cas de la plie, l’utilisation est déjà à 102%, dépassant les 26 tonnes prévues pour la capture de cette espèce.

Viennent ensuite l’anchois (74%), le sébaste (58%) et les empereurs (55%).

À son tour, le quota de pêche du maquereau et de la dorade est proche de la moitié, avec respectivement 46% et 45%.

Entre 40% et 20% d’utilisation sont la sole (40%), le thon rouge (35%), l’espadon du nord (35%), la lotte (28%), la raie undulata (28%), l’areiro (27%), la raie 3LNO (26%), morue – Atlantique nord-ouest (25%), marlin blanc (24%), épée noire (22%), palmier (22%), julienne (21%), raies (21%) et merlu (20%) ).

Selon les données de la DGRM, la dorade apparait avec un deuxième quota de 600 tonnes, dont 19% ont déjà été utilisés.

Les parts du makaire bleu (17%), du teinturier (16%), de la morue – Atlantique nord-est (13%), des écrevisses (12%) et de l’espadon du sud (10%) présentent également des valeurs d’utilisation inférieures à 20%.

En fin de tableau, on trouve les parts de merlan bleu (7%), chinchard (4%), sébaste (4%), encore une fois morue (4%), patudo (4%), germon du nord (1%) ) et jonquille (1%).

Les quotas non utilisés pour le germon (sud), le thon obèse WCPFC et le sébaste (nord-ouest de l’Atlantique) demeurent.

Certaines limites de capture doivent encore être fixées, à savoir le chinchard aux Açores et à Madère, ainsi qu’un autre quota pour le sabre noir.

En décembre, le Conseil des ministres de la pêche de l’Union européenne définit, en règle générale, les quotas alloués aux États membres pour l’année suivante, dans les eaux nationales et internationales.

« Toutefois, seules les espèces (stocks) pour lesquelles il existe un avis scientifique justifiant la limitation des captures sont soumises à la fixation du total autorisé des captures (TAC) et du quota, afin de ne pas compromettre la reproduction de l’espèce », a indiqué le DGRM à Lusa.

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne («Brexit») et la signature de l’accord de commerce et de coopération en décembre 2020, après le Conseil des ministres, ont conduit à la fixation provisoire de «la majorité des quotas» jusqu’au 31 décembre mars.

Le Conseil des ministres de mars a également fini par revoir certains des quotas initialement établis pour le premier trimestre, a noté la DGRM, précisant que cela est dû à la «saisonnalité de certaines espèces», ainsi qu’à l’accord conclu «au niveau de négociations bilatérales et trilatérales avec la Norvège ».

Le règlement européen du 26 avril a ainsi fixé des quotas définitifs d’espèces partagées avec le Royaume-Uni, «dont les négociations ne sont pas encore finalisées».

Chaque année, les États membres échangent également des quotas entre eux, « qui présentent un grand intérêt pour les deux parties, afin de compenser l’insuffisance de certaines possibilités de pêche ».

De cette manière, les valeurs de quotas utilisées reflètent les échanges avec les autres États, les captures du premier trimestre et l’utilisation respective.

« […] Le Portugal capture plusieurs espèces qui ne sont pas soumises à un quota et, par conséquent, sans limitation. En outre, il y a aussi la sardine qui est un «stock» partagé avec l’Espagne et qui, n’ayant pas de quota, a une recommandation de captures basée sur une règle d’exploitation de précaution », a-t-il souligné.

Dans le cas d’espèces non couvertes par des quotas, la pêche est effectuée sur la base des limitations prévues « dans les mesures techniques approuvées par la législation européenne et nationale pour chaque espèce ou engin de pêche ».

De plus, certaines espèces «sont la cible exclusive de prises accessoires», comme l’empereur, le thon rouge, le mannequin et la raie courbe.

Pour les espèces restantes, le volume des prises accessoires dépend du fait que le navire dispose d’un quota individuel alloué ou d’une licence de pêche permettant de capturer l’espèce concernée, en plus des pourcentages autorisés par la réglementation de chaque engin (chalutage, encerclant et branchies).

Le 29 avril, la DGRM a annoncé que la part des prises accessoires d’espadon atteignait 80%, de sorte que la capture de cette espèce pourrait être fermée.

Au début du même mois, cette direction générale avait déjà annoncé la fin des prises accessoires de thon rouge, le quota réservé à ces captures étant « pratiquement épuisé ».

La DGRM est un service central de l’administration directe de l’Etat, doté d’une autonomie administrative, dont l’objectif est le développement de la sécurité et des services maritimes, la mise en œuvre des politiques de la pêche et la préservation des ressources.

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