Le Parti communiste portugais (PCP) a proposé lundi de recalculer les prestations complémentaires pour les pensions d’accidents du travail, sur la base du salaire minimum national. Les communistes comprennent que les prestations complémentaires pour soutenir le tiers sont « insignifiantes » et qu’il est nécessaire de renforcer la protection des travailleurs et de leurs familles, victimes d’accidents du travail.

Pour répondre aux difficultés créées par les accidents du travail, le PCP a présenté quatre projets de loi au Parlement. Dans l’un de ces projets, le parti dirigé par Jerónimo de Sousa prévient que les accidents du travail entraînent parfois le besoin, de la part de la victime, de se tourner vers des tiers qui peuvent l’assister dans l’accomplissement de diverses tâches, ce qui se traduit par « situations de dépendance ».

Le PCP considère cependant que les prestations complémentaires de soutien aux tiers actuellement attribuées et que, souvent, autour de «les 80/85 euros par mois» sont «insignifiantes» et qu’il est «impératif» qu’elles soient recalculées, avec «indexation « Être faite en référence au salaire minimum national et non en référence à l’IAS » (indice de soutien social), « car ce sont des prestations de substitution aux revenus du travail et compte tenu surtout du fait qui est à son origine – accident du travail ».

Les entités qui ne se conforment pas au recalcul des prestations complémentaires de soutien aux tiers s’exposent à une «amende d’au moins 80 UC», soit plus de 8 mille euros.

Le PCP propose également la révision du régime de pension alimentaire permanente à la troisième personne, à savoir, l’extension du régime à la période d’incapacité temporaire, «qui est de la justice la plus élémentaire et même indispensable pour que la victime et sa famille ne soient pas obligées supporter les frais inhérents à la situation d’incapacité permanente résultant de l’accident du travail ».

Contre les «injustices» créées par les compagnies d’assurance

Le PCP veut également corriger «l’injustice» dans laquelle les victimes au travail «ne sont pas indemnisées de tous les dommages subis dans l’accident, sauf en cas de faute de l’employeur dans la production de l’accident». Dans un projet de loi, les communistes proposent de prévoir « une compensation pour tous les dommages, matériels et non matériels, produits indépendamment de la faute de l’employeur ».

Le parti prévient également que, dans un souci de réduction des coûts et compte tenu de l’insuffisance des contrôles, il y a de plus en plus d’entreprises qui «ne transfèrent pas la responsabilité des risques d’accidents du travail aux assureurs», ce qui augmente le nombre de travailleurs ( certains avec un contrat de travail précaire) sans protection adéquate, et les assureurs font pression sur les blessés pour qu’ils retournent au travail, «même dans des situations où ils ne sont toujours pas en mesure d’exercer leurs activités professionnelles».

Pour y répondre, le PCP souhaite «modifier les règles de choix du médecin traitant, en vue d’assurer l’indépendance nécessaire dans l’évaluation du moment de la sortie, en attribuant les compétences respectives au médecin qui, à l’époque , assiste la victime, à savoir le médecin de famille « . Il propose également que la victime puisse se tourner vers un autre médecin, si elle est envoyée au travail sans pouvoir le faire.

Si la blessure ne se manifeste pas immédiatement après l’accident, le PCP veut être l’employeur pour prouver qu’elle «n’en résulte pas et assumer toutes les dépenses et charges inhérentes».

«Il ne peut pas être la victime, qui a déjà subi la perte de l’accident, d’être tenue pour responsable et de subir plus de pertes en raison de la faute et / ou de la faute de l’entité responsable (soit l’employeur, soit l’assureur), ce qui signifie que le la victime peut se retrouver sans aucun revenu », se défend-il.

Participation accrue des travailleurs et soutien de 1% à l’ANDST

Le PCP veut également promouvoir la participation des travailleurs en matière de sécurité et de santé au travail et approfondir «l’espace pour affirmer la liberté d’organisation et d’autogestion des organisations de travailleurs, en défense du droit au travail dans des conditions de sécurité. et la santé, dans le but d’adapter les procédures pour assurer le plein exercice des droits des travailleurs ».

Dans un quatrième projet de loi, le PCP propose que le montant des amendes résultant de violations des règles sur les accidents du travail revienne «de 1% à l’Association nationale des personnes handicapées au travail» (ANDST), dans le but de «contribuer à le renforcement de l’ANDST avec pour objectif de maintenir et d’élargir les services qu’il offre aux blessés du travail et aux travailleurs souffrant de maladies professionnelles ».

59% des amendes, selon le PCP, devraient revenir aux caisses de l’Etat et 40% à la Caisse des accidents du travail.