Les députés débattront de la fin des discriminations d’identité de genre ou d’orientation sexuelle pour le don de sang au Parlement ce mercredi. Il y a des propositions du Bloc de gauche (BE), du Parti socialiste (PS), du Parti de la nature animale (PAN), qui sont en faveur de la fin des discriminations en termes d’identité de genre ou d’orientation sexuelle.

Rappelons que l’orientation sexuelle a été retirée des questionnaires pour le don de sang des questionnaires de la Direction de la santé le 19 mars 2021, suite au dépôt de plaintes contre cette pratique.

Le PS a présenté le projet de loi n° 780/XIV/2e visant à interdire « les discriminations fondées sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle dans l’éligibilité au don de sang ».

« Pour le Parti socialiste, la sécurité du comportement sexuel ne dépend pas de l’orientation sexuelle. Même si l’interprétation des techniciens ne s’applique qu’au comportement sexuel, la discrimination de ce comportement sexuel continue de dépendre d’une évaluation discriminatoire d’un groupe à risque défini en fonction de l’orientation sexuelle », dit le parti.

Dans le document qui est entré au Parlement, le PS souligne que : « Nous ne pouvons, bien sûr, ignorer la science et la pratique comparée dans d’autres pays. L’Italie, depuis 2001, l’Espagne, depuis 2005, l’Argentine, depuis 2015, et le Royaume-Uni et la Hongrie, depuis 2020, réalisent l’analyse individuelle du risque d’activité sexuelle, sans tenir compte du sexe des partenaires sexuels du candidat donneur et sans un report obligatoire pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ».

À son tour, le projet de loi n° 945/XIV/3 du BE vise à interdire « les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre et les caractéristiques sexuelles dans le don de sang ».

Dans leur proposition, les blocistes expliquent vouloir « la construction d’une société plus libre et plus juste, où l’égalité et la démocratie sont garanties à tous les citoyens. Ils interagissent et participent ».

Le parti dont la coordinatrice est Catarina Martins affirme que « malgré les retards dans la mise en œuvre des mesures, et le manque d’information de la population et notamment des professionnels chargés de la collecte des dons de sang, pour la connaissance des critères d’éligibilité au don de sang ».

Le projet de loi 943/XIV/3e, du PAN, entend promouvoir « le don de sang » et interdire « la discrimination fondée sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle dans l’éligibilité au don de sang ».

« Bien qu’il soit inscrit dans la loi, il y a eu au Portugal plusieurs situations de discrimination négative dans la façon dont les citoyens sont traités en fonction de leur orientation sexuelle », décrit le parti dirigé par Inês de Sousa Real.

Le PAN précise également que « les associations LGBTI [Lésbicas, Gays, Bissexuais e Transgénero], déjà avant, mais essentiellement depuis 2016, ont systématiquement reçu des plaintes de discrimination à l’encontre de donneurs homosexuels et bisexuels, pour refus de don de sang sur la base de critères obsolètes, qui masquent la catégorisation de ces donneurs dans un groupe d’hommes à risque supposé uniquement parce qu’ils ont relations sexuelles avec des hommes ».

La députée non inscrite Cristina Rodrigues a en revanche avancé avec le projet de loi n° 947/XIV/3e, qui veut « empêcher la discrimination dans le don de sang en raison de l’orientation sexuelle ».

«Récemment, le cas d’un citoyen qui, en janvier, répondant à l’appel au don de sang de l’Institut portugais du sang et de la transplantation, à Lisbonne, s’est rendu dans un poste de don permanent, s’étant vu refuser une telle possibilité. Selon l’Institut, il n’y a aucune référence à l’orientation sexuelle des donneurs dans le questionnaire », précise Cristina Rodrigues.

Le site Internet du gouvernement ne mentionne pas la question du genre ou de l’orientation sexuelle dans la partie où les critères pour le don de sang peuvent être consultés. Le questionnaire qui évalue les facteurs de risque pour le don de sang souligne comme aspects pertinents les contacts sexuels avec des partenaires, la consommation de drogues illicites, les relations sexuelles avec des partenaires multiples et avec des partenaires infectés par le virus VIH et l’hépatite B ou C.