Le Parlement débattra et votera les projets de résolution de BE, Chega et PAN où ils appellent à la grâce ou à la renégociation de la dette extérieure ukrainienne.

Dans le projet de résolution n° 20/XV/1, le BE recommande « l’annulation complète de la dette extérieure ukrainienne ». « Face à la pandémie de covid-19, Bruxelles a suspendu les règles de discipline en matière de déficit et de dette publique, avec effet à partir de mars 2020. Dans un scénario de guerre, nous considérons également urgent l’annulation de la dette extérieure de l’Ukraine, en particulier la appartenant au Fonds monétaire international, avec l’annulation de l’intérêt respectif », demande le parti dirigé par Catarina Martins.

Le BE, qui souligne que l’Ukraine est le pays le plus pauvre d’Europe, rappelle que « la crise, la pandémie et la guerre ont contraint l’Ukraine à recourir à des emprunts successifs au fil des années. En particulier, les prêts ont été accordés par le FMI et la Commission européenne, dans une dette s’élevant à 125 milliards d’euros ».

À son tour, Chega suggère « un moratoire de 20 ans sur le paiement de la dette extérieure de l’Ukraine » dans le projet de résolution n° 124/XV/1a. « Avec un conflit actif depuis 2014, mais surtout avec l’invasion brutale du pays en février de cette année, toute l’activité économique en Ukraine devrait se contracter entre 30% et 50% en 2022 », souligne le parti dans le document.

Dans la lignée du BE, le parti dont le président est André Ventura rappelle également « le fait que l’Ukraine a une dette d’environ 125 milliards d’euros ». « Étant donné que plus de la moitié des créanciers ukrainiens de la dette extérieure sont des institutions multilatérales telles que le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et la Banque européenne d’investissement (BEI) et que la Russie est principalement responsable de ce qui se passe en Ukraine et doit donc être tenu responsable, la CHEGA propose que le gouvernement exerce ses
influence dans le sens de l’application d’un moratoire sur la dette publique ukrainienne de plusieurs millions d’euros », déclare le parti.

Le PAN, dans son projet de résolution n° 125/XV/1.ª, recommande au « Gouvernement d’étudier la possibilité de renégocier ou d’effacer la dette de l’Ukraine envers le Portugal ». « La reconstruction de l’Ukraine à un moment possible où la paix sera atteinte aura un coût financier très élevé et ne sera possible que s’il y a une solidarité de la part des différents pays et des organisations internationales », estime le PAN.

« La situation exceptionnelle de l’Ukraine exige que la solidarité passe également par des mesures qui lui permettent de se libérer des facteurs qui ont conditionné la
son développement. Dans le contexte actuel où l’Ukraine est confrontée à la destruction et à la mort, exiger le paiement de sa dette extérieure (et les coûts des services qui y sont associés) plus qu’une attitude immorale, c’est aider l’agresseur russe à arrêter sa guerre », déclare Inês de Sousa La fête du Réal.