« Nous sommes confrontés à la création d’un nouvel ordre fiscal au niveau mondial », « axé sur la bonne gouvernance fiscale », avec lequel est destinée la bonne gestion des questions fiscales par les entreprises et les gouvernements, précise le fiscaliste, soulignant qu’il est un « mouvement imparable » et qui, selon lui, « arrivera plus rapidement » que l’on pourrait s’y attendre.

S’adressant à Lusa à la suite de l’accord conclu par le G20 sur la création d’un nouveau mécanisme fiscal pour les entreprises multinationales, qui couvrira 130 pays et juridictions, et la décision de la Commission européenne de ne présenter sa proposition d’imposition minimale des multinationales dans le l’espace numérique après la conclusion de cet accord, Patrick Dewerbe souligne que, face à ce nouvel ordre fiscal mondial, le temps de l’« offshore » « est révolu ».

Le superviseur du cabinet d’avocats CMS Rui Pena & Arnaut reconnaît toutefois que le processus de mise en œuvre des deux piliers inclus dans l’accord « sera compliqué », puisqu’il faudra redéfinir tout un ensemble de règles et en créer de nouvelles.

Le nouveau paradigme en cours de conception combine l’application d’un taux d’imposition global minimum sur les grandes entreprises avec le paiement d’impôts dans les pays où les revenus sont obtenus (quel que soit leur lieu d’implantation physique), deux piliers du travail développé par le Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) au cours des dernières années dans la lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS).

Début juillet, dans une interview accordée à l’agence Lusa et à d’autres médias européens à Bruxelles, le commissaire européen à l’économie, Paolo Gentiloni, a déclaré que la Commission européenne ne présentera sa proposition d’imposition minimale des entreprises multinationales, notamment dans le domaine numérique et dans l’Union européenne (UE), après l’accord de l’OCDE, de « ne pas saper » la compréhension mondiale.

Plus tard, lors d’une réunion de deux jours à Venise, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont obtenu un accord politique pour soutenir ce système piloté par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui tentera d’empêcher les multinationales de se soustraire à l’impôt ou de détourner leurs bénéfices aux paradis fiscaux.

LT (MBA/ANE/ACC) // CSJ

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