Dans une réponse adressée à l’agence Lusa, le ministère de l’Administration intérieure (MAI) indique que la société qui gère le réseau de communication de l’État, SIRESP SA, a transmis à la Cour des comptes les trois contrats relatifs au modèle de fonctionnement transitoire de SIRESP et a été « fourni toutes les précisions demandées » par ce tribunal.

Contactée par Lusa, une source officielle chez Altice Portugal a confirmé qu' »il existe un accord des parties, dûment signé pour la continuité de la fourniture des services inhérente au fonctionnement normal du réseau SIRESP ».

Mercredi, le président de la Cour des comptes a confirmé, au Parlement, que les contrats relatifs au modèle transitoire de fonctionnement du SIRESP étaient conclus et qu’une décision sera prochainement prise.

L’Etat a racheté pour sept millions d’euros la part des opérateurs privés, Altice et Motorola, dans le SIRESP, en conservant 100 %, lors d’une cession intervenue en décembre 2019.

Depuis, l’Etat a un contrat avec des opérateurs privés pour fournir le service, qui a pris fin jeudi, et le modèle transitoire de gestion de ce système de communication d’urgence, d’une durée de 18 mois, entre en vigueur aujourd’hui.

L’AMI explique qu’à la suite du décret-loi du 15 mai qui définit le modèle transitoire pour la gestion, l’exploitation, l’entretien, la modernisation et l’extension du réseau SIRESP, les contrats qui sont à la Cour des comptes visent à garantir  » l’exploitation ininterrompue » du réseau, à compter d’aujourd’hui et pour une durée supplémentaire dans la limite de 18 mois, « afin de permettre, dans l’intervalle, l’ouverture d’un appel d’offres public international pour l’exploitation du modèle de développement de la zone des technologies, des communications et des communications d’urgence du ministère de l’Administration intérieure ».

Selon le MAI, ce modèle de structure de gestion intégrée SIRESP comprend le domaine technologique du réseau national de sécurité intérieure, les communications, 112.pt, les communications d’urgence et les bases de données des services et organismes d’administration interne.

« Cette gestion intégrée sera sous la responsabilité d’une entité de l’administration indirecte de l’Etat, à créer et avec son organique et ses statuts à approuver dans un délai de 180 jours, à compter du 15 mai, qui intégrera les valences existantes. dans les services et organes supervisés par le MAI », indique le communiqué du ministère sous la tutelle d’Eduardo Cabrita.

Le Gouvernement a publié une ordonnance autorisant la société SIRESP SA à « investir 31,9 millions d’euros d’ici fin 2022, pour assurer le fonctionnement de la SIRESP pendant la durée du modèle transitoire de sa gestion, son exploitation, sa maintenance, sa modernisation et son extension », rappelle Mai .

Le ministère de l’Administration intérieure indique également que la résolution du Conseil des ministres a été publiée le 14 mai, qui a accordé, au cours du second semestre de cette année, une indemnité compensatoire à la société SIRESP SA d’un montant de 11 millions d’euros, « pour l’accomplissement des obligations d’intérêt et de service public jusqu’à l’entrée en vigueur du contrat de service public pour la gestion, l’exploitation, l’entretien et la modernisation du SIRESP ».

Après les incendies de 2017, lorsque les défaillances du système ont été rendues publiques, plusieurs modifications ont été apportées au SIRESP et le réseau compte désormais 451 antennes satellites supplémentaires et 18 unités de redondance.

Les moyens de lutte contre les incendies sont désormais renforcés, avec le dispositif désormais à sa capacité maximale, et pendant la saison des incendies la plus critique, qui dure jusqu’au 30 septembre, 12 058 opérationnels, 2 795 équipes, 2 656 véhicules et 60 moyens aériens.

CMP/ALU // JMR