L’idée de taxer les bénéfices extraordinaires des entreprises ne plaît pas au ministre des Finances, Fernando Medina, mais le ministre de l’Économie, António Costa Silva, n’exclut pas cette possibilité. Ainsi, dans des déclarations au Jornal Económico, en marge de la Hannover Messe, il explique qu’il n’y a pour le moment aucune proposition en ce sens sur la table, mais garantit que le gouvernement suit la situation « de très près ».

« C’est une mesure qui a été recommandée par l’OCDE [Organização para a Cooperação e Desenvolvimento Económico] et par la Commission européenne, et est appliqué dans plusieurs pays européens, comme l’Italie et l’Angleterre », a commencé par souligner le responsable du portefeuille Economie, dans des déclarations en marge du plus grand salon industriel et technologique du monde, un événement qui a eu lieu en Allemagne entre le 29 mai et le 3 juin.

Selon António Costa Silva, jusqu’à présent, aucune proposition de taxation des bénéfices extraordinaires ou inattendus des compagnies pétrolières n’a été discutée en Conseil des ministres, mais l’exécutif surveille la situation. « Il n’y a pas une telle mesure sur la table, mais nous cartographions la situation et voyons comment l’économie évolue, en particulier comment les entreprises les plus dépendantes de l’énergie réagissent », a déclaré le ministre, à un moment où, en raison de la guerre, en cours en L’Ukraine et les sanctions conséquentes appliquées à la Russie, le Vieux Continent connaît une crise énergétique.

« Nous ne pouvons pas prendre le risque de ne pas lutter aussi fort que possible pour préserver la capacité productive de notre pays. Pour l’instant, il n’y a rien[danslesensdetaxerdesprofitsextraordinairesmaisnoussurveillonstrèsattentivementtoutcequisepassedanscesdomaines»aassuréleministre[nosentidodetributaroslucroextraordináriosmasmonitorizamoscommuitaatençãotudooquesepassanessasáreas”assegurouogovernante

C’est lors du débat parlementaire sur le programme du nouveau gouvernement qu’António Costa Silva a d’abord indiqué la possibilité d’introduire une impôt exceptionnelc’est-à-dire une taxe sur les bénéfices « aléatoires et inattendus » que réalisent certaines entreprises, compte tenu de la hausse des prix de l’énergie et d’autres matières premières.

Quelques jours plus tard, le ministre rejeta l’idée, affirmant qu’il s’agissait après tout d’une hypothèse plus théorique que pratique. Et dans le débat sur le budget de l’État pour 2022, le ministre des Finances, Fernando Medina, s’est également opposé à cette mesure, estimant qu’elle est vouée à l’échec.

A noter que, fin mai, le Royaume-Uni avançait avec le rythme que le patron des Finances n’aime pas, fixant une taxe de 25% sur les bénéfices inattendus. Ainsi, le gouvernement britannique prévoit de lever environ 5 800 millions d’euros dans les 12 prochains mois, en vue d’aider les familles à faire face à la hausse des coûts énergétiques.

Le journaliste a voyagé à l’invitation de l’ambassade d’Allemagne.