A l’issue d’un Conseil des Ministres dédié à la Culture, réuni aujourd’hui au Palais National de Mafra, Graça Fonseca a expliqué que la tutelle vérifie et évalue toutes les situations des personnes qui ont vu l’accès à ce soutien invalidé, en raison d’informations erronées dans les bases de données de la sécurité sociale et des finances.

En cause, il y a au moins 800 demandes de soutien social extraordinaire, liées au mois de mars, qui ont été jugées invalides parce qu’elles contiennent des informations périmées dans les bases de données de la sécurité sociale, selon des informations communiquées à l’agence Lusa par un groupe de professionnels de la culture.

Selon ces travailleurs, les professionnels des organes statutaires, par exemple, des associations culturelles sont exclus du soutien. Bien qu’il ne s’agisse pas de postes rémunérés, «les informations contenues dans la Sécurité sociale invalident l’état d’exclusivité en tant qu’indépendant», font-ils référence.

La semaine dernière, plus d’une trentaine de professionnels des arts ont déclaré être restés sans réponse à la demande d’un soutien social extraordinaire, déplorant la «boule de neige bureaucratique» qui y était associée.

Au cours des prochains jours, ce groupe de professionnels s’est rendu compte que le nombre de personnes exclues serait nettement plus élevé et a fini par demander des précisions au ministère de la Culture, au Bureau de la stratégie culturelle, de la planification et de l’évaluation (GEPAC) et au Médiateur.

L’extraordinaire soutien social en question, d’un montant de 438,81 euros, correspondant à un indice de soutien social (IAS), a été annoncé le 14 janvier comme «universel et attribuable à tous les travailleurs indépendants», avec une activité économique dans le secteur de la culture, fortement secouée par la pandémie de covid-19.

L’aide avait initialement une prestation unique, mais au cours du processus, le gouvernement l’a étendue à trois mois, avec un calendrier d’application spécifique pour mars, avril et mai, et a modifié les critères d’attribution, avec des effets rétroactifs, pour couvrir les cas qui étaient exclu.

«Nous vérifions et évaluons toutes les situations et les gens seront intégrés et le soutien sera payé. Le soutien a été approuvé pour être payé. Il n’a pas été approuvé comme un obstacle. Toutes les personnes qui se trouvent dans les circonstances définies pour recevoir, recevront », a souligné Graça Fonseca.

Le 14 avril, le Bureau du Médiateur a révélé à l’agence Lusa avoir reçu, jusqu’à cette date, 40 plaintes, certaines souscrites par plus d’une personne, concernant l’octroi d’une aide sociale extraordinaire.

Selon le bureau du prestataire Maria Lúcia Amaral, les principales raisons des 40 plaintes reçues sont liées à des problèmes de procédure concernant l’accès à l’aide sociale et, surtout, soulignent le retard dans la réponse de la tutelle aux demandes.

Des structures telles que le Syndicat des travailleurs du spectacle, de l’audiovisuel et des musiciens (Cena-STE), l’association Plateia – Professionnels des arts du spectacle et Action coopérative avaient critiqué le gouvernement pour avoir retardé la réponse au secteur pour faire face à la crise pandémique et pour continuer à «partir sur »de nombreux travailleurs de soutien annoncés comme« universels ».

Concernant le soutien lié au mois de mars, le ministère sous la tutelle de Graça Fonseca a même annoncé, le 27 de ce mois, que jusque-là «5 151 demandes de soutien extraordinaire» avaient été demandées.

La tutelle, interrogée par l’agence Lusa, n’a pas précisé combien ont vu la demande validée.

SS / (JRS) // MAG