Ainsi, la procédure de licenciement collectif initiée par Meo — Serviços de Comunicações e Multimédia, SA avec 232 travailleurs et par PT Contact avec 14 travailleurs, « le 30 juin 2021, et après la conclusion de la phase d’information et de négociation prévue à l’article 361 du Code du travail, avec la participation de CT da Meo et DGERT [Direção-Geral do Emprego e das Relações de Trabalho], le 26 juillet, fait désormais l’objet d’une décision définitive des entreprises et concerne 204 travailleurs », lit-on dans la même note.

Selon CT, chez Meo, il a été possible de « réduire le nombre de travailleurs en procédure de licenciement collectif de 232 à 193 travailleurs », ajoutant que « ce nombre comprend les quatre travailleurs qui relèvent de l’article 63 du Code du travail qui sont couverts par une protection en cas de licenciement d’une travailleuse enceinte, en post-partum ou allaitante ou d’une travailleuse en congé parental ».

L’organisation espère que la CITE – Commission pour l’égalité dans le travail et l’emploi donnera « un avis négatif sur le licenciement de ces travailleurs et qu’ils seront rayés de cette liste ‘sombre’ ».

En revanche, chez PT Contact « il a été possible de réduire le nombre de travailleurs en procédure de licenciement collectif de 14 à 11 ».

CT a également révélé qu’il avait déjà suivi « la communication pour tous les travailleurs couverts par les présentes procédures de licenciement, avec la décision finale de résilier les contrats de travail respectifs le 31 octobre 2021 », ajoutant qu' »il est conscient que 32 travailleurs n’ont pas accepté l’accord proposé par Meo ».

« Compte tenu de la situation actuelle, les procédures judiciaires sont en cours de préparation avec le soutien et l’engagement des syndicats sur le front syndical et au cas où il y aurait des travailleurs qui déposeraient des mesures de protection, il ne reste que cinq jours après la communication de l’entreprise pour le faire », a prévenu CT.

Le 22 juin, Altice Portugal a confirmé à Lusa qu’elle initierait, « dans les prochaines semaines », une procédure de rupture des contrats de travail par licenciement collectif, dans le cadre du Plan de Réorganisation Intégré, couvrant moins de 300 personnes.

Contacté par Lusa à l’époque, une source officielle du propriétaire de Meo a expliqué que, « en raison du fait que, malgré le solde positif de Programa Pessoa, le plan intégré de réorganisation d’Altice Portugal est toujours en deçà de l’effet escompté, est maintenant le temps » d’entamer « une nouvelle étape dans le cadre de la transformation de l’entreprise, « en vue de la réorganisation, de la restructuration et de la rationalisation de certains domaines d’Altice ».

Altice Portugal a ensuite souligné qu’il s’agissait « d’une décision difficile, mais qui apparaît indispensable, essentiellement en raison du contexte très défavorable dans le secteur des communications électroniques ».

Les représentants des travailleurs ont protesté contre ce licenciement, ayant même déclenché une grève le 21 juillet et déjà demandé l’intervention du gouvernement.

Pour vendredi, un rassemblement et une session plénière des travailleurs d’Altice contre les licenciements collectifs sont prévus, à la résidence officielle du Premier ministre, à Lisbonne.

ALYN (ALU) // CSJ

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