La structure de la Direction générale du patrimoine culturel (DGPC) a été modifiée afin que les investissements prévus dans le Plan de relance et de résilience (PRR) puissent être opérationnalisés, selon un arrêté publié aujourd’hui dans le Diário da República.

L’amendement approuvé, qui entre en vigueur jeudi, permettra l’inclusion de deux nouveaux départements dans la structure organisationnelle actuelle de la DGPC : le Département du Fonds de sauvegarde du patrimoine culturel et le Département de la modernisation et de la transition numérique.

Selon le ministère de la Culture, la Direction du Fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel « apportera un appui technique, administratif et logistique en matière d’intervention sur le patrimoine immobilier », comme le prévoit le PRR.

La Direction de la modernisation et de la transition numérique assurera le suivi « du développement et du suivi des solutions technologiques d’accès aux collections, archives et bases de données sous la responsabilité de la DGPC », qui sont inscrites au PRR.

Selon l’organigramme actuel, la Direction générale du patrimoine culturel (DGPC), dirigée par João Carlos dos Santos, compte cinq départements, couvrant des domaines tels que la conservation et l’accréditation, la supervision des travaux et l’appui à la gestion des musées, monuments et palais.

La nomenclature des départements actuels est modifiée, réorganisée et inclut désormais ces deux nouveaux domaines, du fait du PRR.

Ainsi, la DGPC commence à intégrer la Direction des Biens Culturels dans ses services ; la Direction des Musées, Monuments et Palais ; la Direction des Etudes, des Projets et des Travaux ; la Direction Planification, Gestion et Contrôle ; la Direction de la Modernisation et de la Transition Numérique et la Direction du Fonds de Sauvegarde du Patrimoine Culturel.

Le Fonds de sauvegarde du patrimoine culturel existe depuis 2009, avec sa propre dotation, pour répondre « aux besoins de sauvegarde des biens culturels dans les situations d’urgence », mais aussi pour permettre « l’acquisition, la réhabilitation, la conservation et la restauration des biens d’intérêt pertinent ». culturel ».

Jusqu’à présent, ce fonds était géré par un comité de pilotage composé de trois membres de la direction générale du patrimoine culturel.

Interrogée par l’agence Lusa, une source officielle du ministère de la Culture a expliqué que ce fonds reste autonome et que le service créé à la DGPC apportera un appui technique.

Le Plan de Relance et de Résilience du domaine de la Culture est doté d’une dotation globale de 243 millions d’euros (ME), dont 150 ME sont liés au Patrimoine Culturel et 93 ME seront appliqués aux Réseaux Culturels et à la Transition Numérique.

En décembre 2021, dans une présentation publique sur l’application des fonds PRR dans la Culture, le Ministère de la Culture a révélé que le Fonds de Sauvegarde du Patrimoine Culturel est chargé de l’application des 150 ME et qu’il est l’intermédiaire dans l’attribution des fonds avec le entités concernées.

Dans le cas des 93 ME de la transition numérique, la gestion des investissements passe par le Bureau de la stratégie, de la planification et de l’évaluation culturelle (GEPAC).

À Lusa, une source du ministère sous la tutelle de Pedro Adão e Silva a expliqué qu’« il y a des investissements dans le domaine de la numérisation liés au patrimoine culturel et ceux-ci sont suivis par ce département », créé au sein de la DGPC.

Parmi les différentes mesures entrant dans le cadre du PRR dédié aux réseaux culturels et à la transition numérique figurent la « couverture wifi dans 50 musées, palais et monuments », la « modernisation technologique des laboratoires de conservation et de restauration », l’installation de l’Arquivo Nacional do Som et la « numérisation des collections muséales sous la direction de la DGPC et des directions régionales de la culture ».

Le changement d’organigramme de la DGPC « n’implique aucun changement dans la répartition des fonds du PRR comme cela était déjà envisagé », a expliqué le ministère de la Culture à l’agence Lusa.

Quant au nombre de travailleurs déjà embauchés par la DGPC, dans le cadre d’appels d’offres exceptionnels, dans le cadre du PRR, la même source a évoqué la publication de données officielles ultérieurement.

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