Le Gouvernement a réduit de moitié, soit 48 millions d’euros, l’investissement dans la décarbonation des transports publics dans le Plan de Relance et de Résilience (PRR), réduisant de 325 à 145 le nombre de véhicules propres qu’il envisage d’acquérir.

Dans la version finale du PRR, aujourd’hui remise à la Commission européenne, l’exécutif pointe un total de 48 millions d’euros d’investissement dans cet axe de décarbonisation, un chiffre qui représente la moitié des 96 millions d’euros prévus dans la version de le plan rendu disponible en février de cette année.

Le document indique également que «l’investissement prévu pour l’achat de véhicules propres (145 bus), qui favorise le renouvellement de la flotte, aura un impact significatif dans la promotion de l’utilisation des transports publics, ainsi que dans la décarbonation et le soutien à la transition énergétique» .

Ce nombre de véhicules est également inférieur à la prévision de février, de 325 bus et qui comptait également quatre navires, dont la référence a également disparu de la dernière version du plan.

En réponse à Lusa, le ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat a expliqué que « ces plans sont toujours modulables après consultation publique (c’est exactement ce pour quoi ils existent) et que » les changements qui ont été apportés résultent de ce processus « .

«Malgré ces changements (réduction de certains composants et introduction de nouveaux composants), les objectifs climatiques nationaux ne sont pas affectés», a garanti la tutelle.

«Malgré les améliorations enregistrées ces dernières années, l’âge moyen des flottes de transports publics au Portugal est élevé (plus de 15 ans) et a une faible incidence de véhicules plus durables sur le plan environnemental», justifie le PRR.

«L’objectif de cet investissement, porté par le Fonds pour l’environnement, est de promouvoir le lancement d’un programme de soutien à l’achat de bus propres utilisés pour le transport routier public et les stations de recharge / ravitaillement respectives, les opérateurs de transports publics étant responsables des procédures. inhérente à l’acquisition de ces véhicules », selon le document.

Avec cette réduction, l’axe mobilité durable s’élève désormais à 967 millions d’euros, maintenant les investissements dans l’extension du réseau du métro de Lisbonne – Ligne rouge vers Alcântara (304 millions d’euros), et du réseau du métro de Porto – Casa da Música – Santo Ovídio (299 millions d’euros) euros).

Par ailleurs, le PRR prévoit à nouveau le tramway Odivelas – Loures (250 millions d’euros) et la ligne BRT Boavista – Império (66 millions d’euros).

«Le secteur des transports est essentiel pour le développement économique et la cohésion sociale, mais il est un contributeur majeur à la consommation d’énergie primaire et une source majeure d’émissions de gaz à effet de serre (GES), représentant 24% des émissions totales en 2015», précise le PRR.

Rappelant que le Portugal « s’est engagé à atteindre la neutralité carbone en 2050 », le plan précise que « pour relever ce défi, il est essentiel de promouvoir l’utilisation des transports publics et leur décarbonisation et transition énergétique ».

«En ce sens, il est prévu que le secteur des transports et de la mobilité atteigne une réduction de 40% de ses émissions, par rapport à 2005, et l’incorporation d’une part de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie dans le secteur des transports. ., contribuant de manière significative à la réduction de la consommation d’énergie », lit-on dans le document, ce qui justifie ces investissements.

Dans la version finale du PRR, il n’y a pas non plus d’investissement de 300 millions d’euros dans l’achat de matériel roulant ferroviaire, qui était en février et le ministère de l’Infrastructure et du Logement a expliqué à Lusa que cet investissement sera financé par le CFP (Multi- Cadre financier annuel) et par le CEF (mécanisme pour l’interconnexion en Europe).

Le gouvernement a remis le PRR à la Commission européenne à 6 h 51 (heure de Lisbonne), via la plate-forme informatique officielle, devenant ainsi le premier État membre de l’Union européenne à livrer la version finale, a informé l’exécutif portugais.

Le document prévoit des projets de 16,6 milliards d’euros, dont 13,9 milliards d’euros concernent des subventions non remboursables. Le gouvernement affirme avoir toujours « ouvert » la possibilité d’utiliser un montant supplémentaire de 2,3 milliards d’euros en prêts.

ALYN (PD / ANE) // RBF