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Le gouvernement conclut un accord à Maputo qui prévoit des garanties de 400ME pour des investissements dans le PALOP

Ce sera l’un des principaux accords signés lors du séjour du Premier ministre, António Costa, à Maputo (jeudi et vendredi), et qui sera signé en marge du V Sommet luso-mozambicain, à Maputo.

« Nous espérons pouvoir signer, en marge de ce sommet, un important accord qui permet le Lusophone Compact — un accord qui permet des garanties d’une valeur de 400 millions d’euros pour l’investissement dans le PALOP. Cela ne s’applique pas qu’au Mozambique, bien que ce pays ait une expression très importante dans le cadre des PALOP et aura certainement de nombreuses opportunités » à travers ce programme, a déclaré à Lusa le secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération, Francisco André.

Le Lusophone Compact est une initiative lancée fin 2017 par la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement portugais pour financer des projets lancés dans les pays lusophones avec le soutien financier de la BAD et des garanties de l’État portugais, qui assurent ainsi que le le coût de financement est plus faible et avec moins de risques.

L’objectif principal de l’initiative est d’accroître le développement du secteur privé dans les six pays africains lusophones — l’Angola, la Guinée-Bissau, le Cap-Vert, le Mozambique, São Tomé et Príncipe et la Guinée équatoriale — grâce à trois instruments : l’atténuation des risques pour débloquer les investissements, le financement direct des investissements privés et l’assistance technique pour soutenir la croissance du secteur privé.

Le partage se fera en tenant compte des projets présentés, selon la source gouvernementale, le montant n’étant pas précisé pour chaque pays.

Le programme d’António Costa au Mozambique, en plus de la composante politique et institutionnelle, comprendra un forum d’affaires et d’investissement – un séminaire économique qui vise à rassembler et à créer des opportunités de travail conjoint entre les entreprises portugaises et mozambicaines.

« Les entreprises portugaises ont toujours été présentes dans des secteurs stratégiques et il y a un grand désir de créer des conditions de plus en plus meilleures, une bonne ambiance, pour l’investissement et pour les partenariats luso-mozambicains. Nous voulons encourager les entrepreneurs des deux pays à profiter des opportunités d’investissement qui existent au Mozambique et au Portugal », a défendu Francisco André.

Le secrétaire d’Etat a pointé comme « secteurs fondamentaux pour l’économie mozambicaine les cas de l’énergie, des infrastructures, de l’agroalimentaire, des services financiers et bancaires ».

« Ce séminaire sert bien à démontrer la capacité et la résilience des entreprises portugaises, qui ont toujours été présentes au Mozambique au fil des ans, quand c’était plus facile, mais aussi quand c’était moins facile. Les entreprises portugaises ont toujours résisté, n’ont jamais quitté le Mozambique et ont toujours travaillé avec leurs partenaires mozambicains », a-t-il affirmé.

Francisco André a ensuite souligné les « bonnes perspectives » d’affaires qui s’ouvrent à l’avenir sur le marché mozambicain, notamment en matière de gaz naturel.

« Il est prévu qu’il puisse y avoir une période d’expansion économique au Mozambique », a-t-il déclaré.

Ainsi, pour le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, « il faut encourager, créer des incitations et revoir les instruments financiers qui existent déjà aujourd’hui pour soutenir les entreprises portugaises et leurs investissements au Mozambique ».

« Nous allons revoir deux fonds existants, en facilitant leur utilisation pour générer plus de synergies entre les deux pays dans le domaine économique », a-t-il ajouté.

PMF/FM (FPA) // JPS

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