« L’attente est très grande, car c’était un processus très participatif, qui reconnaît une dynamique qui existe déjà de manière autonome », a-t-il souligné.

Pedro Adão e Silva, qui s’adressait aux journalistes à Elvas (Portalegre), en marge de la cérémonie de commémoration du 15e anniversaire du Musée d’art contemporain d’Elvas (MACE), espère par cette mesure « créer les conditions » pour que le réseau peut « s’étendre » à l’avenir.

Créé en 2021, le RPAC a désormais défini les exigences auxquelles doivent répondre les entités souhaitant adhérer.

Selon le bureau du ministre de la Culture, Pedro Adão e Silva, les entités intéressées doivent « avoir dans leur mission la promotion d’activités visant à valoriser et à stimuler l’art contemporain, assurer un accès public régulier, promouvoir des activités de médiation publique, promouvoir un programme culturel de leur propre et s’assurer que l’activité principale n’est pas de nature lucrative ».

Le diplôme gouvernemental qui a créé le RPAC, publié le 11 mai de l’année dernière dans Diário da República, le définit comme une plate-forme de dynamisation qui favorisera l’interaction de 120 institutions réparties dans tout le pays, déjà identifiées.

Dans le diplôme qui crée le RPAC et le conservateur de la Collection d’art contemporain de l’État (CACE), le Gouvernement souligne qu’« après près de 20 ans, une politique publique d’acquisition d’œuvres d’art contemporain a été reprise, qui privilégie la création nationale et sa jouissance sur tout le territoire », à travers la création de la Commission pour l’acquisition d’art contemporain et l’allocation d’un budget annuel dans le cadre du programme d’acquisition d’art contemporain de l’État portugais.

Ce projet de réseau a commencé avec l’installation du Centre d’art contemporain de Coimbra, basé sur l’ensemble des œuvres appartenant à l’ex-Banco Português de Negócios Collection (BPN), en même temps que le gouvernement lançait « une cartographie de tous les espaces dédiés à l’art contemporain sur le territoire national, aboutissant à l’identification de plus de 120 institutions », précise le diplôme.

« Il est prévu que le RPAC se positionne comme une plate-forme de référence dans la promotion de l’art contemporain portugais qui, d’une part, soutient et opérationnalise une interaction entre et avec les différentes institutions d’art contemporain », et « rassemble un ensemble dispersé équipement territorial, favorisant le développement socio-économique des territoires, la cohésion territoriale, […] sans nuire aux différentes missions et objectifs de chaque espace », explique le document publié aujourd’hui.

Afin d’atteindre ces objectifs, le Gouvernement affirme qu’une collaboration et une coordination sont nécessaires entre les domaines gouvernementaux du tourisme, des collectivités territoriales, de la culture, de la science, de la technologie et de l’enseignement supérieur, de l’éducation et de la cohésion territoriale, notamment à travers la création et le développement de programmes conjoints.

HYT (JML) // LCA