Le débat préliminaire a lieu après que les sociétés défenderesses, Adubos de Portugal (ADP) et General Electric (GE – qui a été rebaptisé SUEZ II), n’aient pas réussi à trouver un accord avec l’une des 58 victimes qui étaient assistantes dans le processus.

Ainsi, ce lundi, à 10h00, les défenses des prévenus, l’adjoint qui a décliné l’accord et le ministère public (MP) présenteront les arguments pour que l’affaire soit jugée ou non.

Le cas échéant, le débat préparatoire se poursuit le 9 juin à 10h00 et, par la suite, sera fixée la date pour annoncer (par lecture ou notification) la décision préalable au procès : que la procédure aboutisse ou non au jugement, seul avec une assistante.

En mars 2017, le ministère public a porté plainte contre ADP, GE et sept autres membres du personnel de ces sociétés, pour des responsabilités dans l’épidémie, qui a débuté le 7 novembre 2014, a fait 12 morts et infecté 403 personnes.

Dans l’acte d’accusation, le député explique qu’il n’a pu établir un lien de causalité que chez 73 des personnes touchées et chez huit des 12 victimes mortelles de l’épidémie, qui a principalement touché les paroisses de Vialonga, Póvoa de Santa Iria et Forte da Casa, dans la municipalité de Vila Franca de Xira, district de Lisbonne.

Les prévenus sont accusés d’un délit d’infraction aux règles de construction, de dégradation des locaux et de perturbation des services. Les trois dirigeants d’ADP et les quatre salariés de GE, Ricardo Lopes, Maria Viana, Liliana Correia et Nélio Moreira, sont également responsables chacun de 20 délits d’atteinte à l’intégrité physique par négligence.

Le député rapporte que « tous les prévenus et chacun d’entre eux ont agi avec un manque manifeste de diligence, ce que conseille le devoir général de la sécurité sociale, car ils ont omis des actions importantes lors de la négociation, de l’exécution et de l’exécution du contrat entre les sociétés défenderesses ADP et GE ».

Le procureur de la députée Helena Leitão a conclu que, si les actions avaient été menées, « elles auraient été décisives pour que le développement microbiologique, à savoir de la bactérie « legionella », ne se soit pas produit et se soit propagé, par aérosolisation, dans les termes de ce que c’était ».

L’épidémie «légionale» à Vila Franca de Xira, la troisième avec le plus de cas dans le monde, a été maîtrisée en deux semaines.

La maladie du légionnaire, causée par la bactérie « Legionella pneumophila », est contractée en inhalant des gouttelettes de vapeur d’eau contaminée (aérosols) si petites qu’elles transportent la bactérie vers les poumons, la déposant dans les alvéoles des poumons.

FAC (JGS) // MCL