Le conseil national de Chega se réunit pendant deux jours, en juillet, pour approuver son programme politique et établir « les lignes » qu’il « n’est pas disposé à abdiquer » dans un éventuel gouvernement, a indiqué aujourd’hui dimanche une source du parti Lusa.

Le débat et l’approbation du programme Chega, qui a divisé le parti, était prévu pour le congrès national de Coimbra, du 28 au 30 mai, mais a été reporté à la première réunion du conseil national, désormais prévue les 9 et 10 juillet, dans le Algarve, dans un endroit qui n’a pas encore été annoncé.

« Les changements programmatiques à discuter visent également à établir un large consensus sur les différentes lignes idéologiques les plus fortes de la base militante, du nationalisme politique au conservatisme moral et religieux, en passant par un libéralisme économique fort », a déclaré André Ventura, président et député de Lusa n’est qu’une des parties.

Lors du congrès, au cours duquel le parti de droite au parlement a montré des signes de division interne, Ventura a justifié le report par la « complexité du document » et qu’il serait « inopportun de tenir ce débat », cherchant désormais à « clarifier les positions du parti sur la santé publique et l’éducation, l’immigration, l’union européenne, les relations de travail et la réforme fiscale ».

Après, à la veille du congrès, dans une interview avec Lusa, Ventura a déclaré que la réunion de Coimbra servirait à définir et à voter « les objectifs » de Chega de participer à un éventuel gouvernement de droite, une motion de stratégie globale, intitulée  » Gouverner le Portugal », avec des objectifs génériques.

Désormais, la direction nationale de Chega précise que le programme, actuellement d’une soixantaine de pages, cherchera à « clarifier les positions du parti sur les questions de santé publique et d’éducation, d’immigration, d’union européenne, de relations de travail et de réforme fiscale » et définira, « en concrètement, les lignes du programme qu’il n’est pas prêt à abdiquer » dans un éventuel gouvernement de droite.

A Coimbra, pendant deux jours et dans trois discours, André Ventura a critiqué la stratégie d’opposition du PSD, qualifiant Rui Rio de « très mauvais leader », et a demandé l’unité interne et un vote aux urnes qui permettrait à Chega de faire des « revendications » et  » s’imposer » aux sociaux-démocrates dans une éventuelle négociation.

Le PSD, qui avait précédemment confirmé sa présence, s’est retiré et n’était pas représenté à la séance de clôture du congrès car il estimait que les « limites de la décence et du bon sens » concernant les sociaux-démocrates avaient été dépassées.

« Exceptionnellement », selon une source de la direction nationale, la réunion de l’organe le plus important parmi le congrès de Chega, avec 100 membres, sera ouverte aux journalistes.