« Je regrette que la présidence portugaise touche déjà à sa fin, mais c’est ainsi que fonctionne l’Europe. Six mois, c’est court, mais pendant ces six mois, surtout dans ma région, […] beaucoup a déjà été accompli, notamment avec le Sommet de Porto », déclare Nicolas Schmit dans un entretien à l’agence Lusa, à Bruxelles.

Evoquant le Sommet social de Porto, organisé début mai par la présidence portugaise de l’UE, le commissaire européen à la tutelle le qualifie d' »innovant », car « la dimension sociale en Europe est plus que jamais ancrée dans les politiques européennes » et avec des « engagements politiques très clairs ».

« Étonnamment, [a Cimeira Social deu] une impulsion forte pour continuer à développer l’Europe sociale et la dimension sociale dans les politiques européennes avec des objectifs très concrets de pauvreté, d’emploi […] et la formation et, par conséquent, je pense que c’est un énorme mérite de la présidence portugaise », déclare Nicolas Schmit dans cet entretien avec Lusa.

Début mai, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se sont engagés, lors du sommet social de Porto, à « approfondir la mise en œuvre » du socle européen des droits sociaux, plaidant qu’il s’agit d’un « élément fondamental de la reprise » après la crise post-pandémie. .

Défini par la présidence portugaise comme le point culminant du semestre, le Sommet social avait au centre de l’agenda le plan d’action du socle social européen, présenté par la Commission européenne en mars et qui prévoit trois objectifs majeurs pour 2030 : avoir au au moins 78 % de la population employée, 60 % des travailleurs reçoivent une formation annuelle et retirent 15 millions de personnes, dont cinq millions d’enfants, menacées de pauvreté et d’exclusion sociale.

Le commissaire européen aux droits sociaux a également souligné l’accord signé la semaine dernière par la présidence portugaise du Conseil sur la garantie européenne pour les enfants, prévoyant que les enfants à risque aient un accès gratuit aux services essentiels tels que l’éducation et la santé, qu’il qualifie de « un grande réussite en si peu de temps ».

« La garantie européenne pour les enfants a été adoptée dans les deux mois suivant la proposition de la Commission […] et c’est vraiment une situation très exceptionnelle, car cela s’est fait en un temps record », souligne le responsable, considérant qu’il s’agit « d’instruments très concrets et centrés sur l’enfant ».

Et à l’heure où les premiers fonds communautaires pour la relance après la crise pandémique sont sur le point d’arriver dans les pays, Nicolas Schmit affirme qu’un autre des dossiers sur lesquels la présidence portugaise « a joué un rôle central dans la mise en œuvre » concerne le national plans pour le rétablissement et la résilience (PRR).

« Le Portugal a tout de suite montré l’exemple avec son PRR, qui a été le premier à être présenté et qui est un plan qui respecte absolument la part d’investissement dans les projets numériques, mais aussi sociaux », dit-il.

Pour le commissaire européen, c’est « un bon exemple ».

« Il y a donc une longue liste […] et je pense que c’est vraiment une présidence qui a apporté une contribution décisive à l’ajustement de la voie de l’Europe pour devenir plus sociale », ajoute-t-il.