Le président du CDS-PP a demandé aujourd’hui que la restructuration du Service des étrangers et des frontières (SEF) soit votée à l’Assemblée de la République, mettant le gouvernement au défi de présenter une proposition de loi de restructuration à cet égard.

S’adressant aux journalistes à propos d’une visite dans deux commissariats de police PSP à Odivelas, district de Lisbonne, Francisco Rodrigues dos Santos en a profité pour «exiger que le gouvernement présente à l’Assemblée de la République» une proposition de loi «pour la restructuration du SEF».

« Si vous ne le faites pas, vous encourez une inconstitutionnalité, puisque l’Assemblée de la République a la compétence absolue pour légiférer sur le régime de nos forces de sécurité », a-t-il défendu.

Vendredi, le CDS-PP a remis au parlement un projet de résolution (initiative sans force de loi) qui recommande au gouvernement d’António Costa que, «en application de la résolution du Conseil des ministres n ° 43/2021, du 14 avril , soumettre à l’Assemblée de la République la restructuration du Service des étrangers et des frontières visée dans la résolution, sous la forme d’une proposition de loi matérielle ».

Aujourd’hui, le dirigeant du CDS a considéré «cette décision de restructuration de SEF comme irresponsable et vraiment incompréhensible, qui oscille entre son démantèlement et son extinction», défendant «l’importance du service que constitue SEF» et aussi «la valeur et le niveau de compétence de tous ses professionnels ».

Et il a critiqué le ministre de l’Administration interne, Eduardo Cabrita, pour «au lieu de vérifier les responsabilités de ce qui s’est passé et d’agir immédiatement» dans le cas du citoyen ukrainien décédé dans les installations du SEF à l’aéroport de Lisbonne, devenu «le président d’un Comité de liquidation SEF ».

Francisco Rodrigues dos Santos a estimé que la restructuration de cette organisation est une décision «d’un point de vue juridique inacceptable et d’un point de vue politique incompréhensible».

« Nous connaissons la précieuse contribution que le SEF a apportée à notre pays et à tous ses professionnels en termes d’enquête sur les étrangers, de contrôle aux frontières et aussi dans la lutte contre la traite des êtres humains », a-t-il déclaré.

Pour le CDS, le SEF est «un bras de police fondamental» qui «doit être défendu en toute dignité, et ne pas être attaqué par le pouvoir politique en vue de son démantèlement et de son extinction, jetant à tout moment ce doute et cette incertitude. je ne sais pas quel est l’avenir qui leur sera offert ».

Le 8 avril, le gouvernement a approuvé une résolution en Conseil des ministres qui définit les orientations politiques pour la restructuration du SEF et pour la création du Service des étrangers et de l’asile (SEA), une structure qui succédera à ce service de sécurité.

Selon l’exécutif, cette mesure accomplit ce qui est défini dans le programme du gouvernement à travers «la séparation organique claire entre la police et les fonctions administratives d’autorisation et de documentation des immigrés».

Dans le cadre de la visite aux deux commissariats de police PSP, le président du CDS-PP a défendu la nécessité de renforcer les moyens et équipements des forces de sécurité et a demandé «une attention et une attention aux conditions de travail de ces professionnels», mettant en garde sur la «manière absolument dégradante dans laquelle il existe de nombreux commissariats de police».

FM (CMP) // SF

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