Le ministère public (MP) a déposé le procès de falsification de signatures pour la création du parti Chega, plus de deux ans après l’ouverture de l’enquête par le parquet général (PGR), faute de preuves, a-t-il été confirmé aujourd’hui. .

« Au vu des éléments de preuve portés au dossier, il apparaît qu’aucune des personnes interrogées n’a fourni d’éléments qui permettraient de confirmer qui a eu l’idée d’obtenir de faux abonnements ou qu’elles en étaient les auteurs », lit-on dans la dépêche de le Département d’investigation et d’action pénale (DIAP) de Lisbonne, auquel l’agence Lusa avait accès.

Le député a ajouté que « les soupçons soulevés à l’encontre de Nuno Afonso n’étaient pas corroborés par des preuves durables, qui prévoient une condamnation lors du procès », ajoutant qu' »il n’y a pas non plus d’autre approche, qui pourrait, à ce stade, permettre d’imputer à quelqu’un la commission des crimes en question ».

«Après plusieurs étapes de l’enquête, sans résultats positifs, nous pensons qu’il n’a pas été suffisamment prouvé de la paternité des faux (qu’il s’agisse de paternité morale ou matérielle), soutient le député.

Le 26 avril 2019, le PGR a confirmé l’ouverture d’une enquête, qui était menée dans le cadre de la DIAP de Lisbonne, concernant la création de Chega, étant « sous le secret de la justice externe ».

Comme le rapporte le TSF, le ministère public a demandé l’accès au processus de création du nouveau parti Chega, considérant qu’il pourrait y avoir des preuves de crimes, à savoir la falsification ou la contrefaçon de documents.

Contactée par l’agence Lusa, à l’époque, une source officielle au PGR a confirmé « l’existence d’une enquête qui court dans la DIAP [Departamentos de Investigação e Ação Penal] de Lisbonne ».

« Il en est de même dans le secret de la justice extérieure », a ajouté la même source.

Il s’agissait, selon TSF, du processus troublé de création de Chega qui, selon les juges de la Cour constitutionnelle, dans l’arrêt rendu public par la même radio, a révélé des signes qui « ne sont pas rassurants » sur la manière dont tant de signatures irrégulières ont été faites ou obtenues pour avancer avec le parti d’André Ventura.

Tel que rapporté par l’agence Lusa le 10 avril 2019, la Cour constitutionnelle (TC) a décidé d’accepter l’enregistrement en tant que parti politique de Chega, fondé par l’ancien maire André Ventura.

Dans les motifs de l’arrêt n° 219/2019, dans lequel ils rejettent la coalition « Europa Chega », les juges du Ratton Palace ont déclaré que la « Cour constitutionnelle a fait droit à la demande d’enregistrement d’un parti politique portant le nom de « Chega » « .

Tout au long de l’arrêt n°219/2019, les juges ont mentionné à plusieurs reprises que l’enregistrement du parti était accepté.

« Ce parti sera reconnu comme tel – avec l’acronyme, le symbole et le nom adoptés – immédiatement après la publication dans le Diário da República de la décision qui a accepté son enregistrement, date à laquelle il acquerra la personnalité juridique, et à partir de laquelle il pourra commencer le activités respectives », ajoute le texte.

Le 23 janvier 2019, le président du Comité des Engagés sur les Engagés, André Ventura, a remis au CT les signatures, statuts et déclaration de principes requis par la loi pour formaliser la constitution d’un nouveau parti.

Après avoir détecté l’existence de diverses irrégularités dans les signatures délivrées, le tribunal a notifié à la mi-mars aux signataires qu’il en avait invalidé certaines.

La situation a finalement été corrigée par Chega, avec la remise de plus de signatures.

JML (JF/FYM) // RBF

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