Le Bloco de Esquerda soutient que la valeur de la vente de barrages par EDP à Engie devrait être réévaluée, considérant que l’État peut être indemnisé en demandant au gouvernement plusieurs documents, parmi lesquels, les versions intégrales des documents déjà transmis au Parlement, mais avec des parties barrées.

«La vente de six barrages EDP à Engie comprend la transaction du droit d’usage des biens du domaine public (eaux fluviales, terrains réservoirs), biens appartenant à l’Etat. La valeur de l’utilisation de ces biens est liée à la production qu’elle autorise et, par conséquent, l’Etat peut imposer des compensations pour sa concession », peut-on lire dans la demande qui a été déposée ce vendredi au Parlement.

Les bloqueurs rappellent que le ministère de l’Environnement a indiqué en janvier 2020, au journal «Público», qu’il considérerait «la valeur attribuée aux actifs [em 2007] et ceux qui seront désormais payés par le nouvel utilisateur, et l’équilibre économique et financier de la concession devrait être réévalué », s’engageant« non seulement à réévaluer la valeur attribuée aux concessions en 2007 par le ministre Manuel Pinho, mais aussi à facturer ce la réévaluation indiquerait comme juste, pour cette raison en ajustant le taux des ressources en eau ».

La partie cite les déclarations de la directrice des ressources en eau de l’Agence portugaise de l’environnement (APA), Felisbina Quadrado, au sujet de l’autorisation de la vente, à savoir qu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, n’inclut pas toute la période des trois concessions du Douro International et n’inclut pas trois usines du Plan National des Barrages désormais vendues, pour faire valoir que « sans réévaluation des concessions, » les conditions ne sont pas réunies pour autoriser la transmission «  ».

«Bien que tous les avis internes préalables à l’autorisation de l’accord aient été expressément demandés, dans une demande adressée au ministère de l’Environnement, par le Bloco de Esquerda, l’avis référé du directeur des ressources en eau, d’une grande pertinence, a été dissimulé à la Parlement, où il n’est arrivé que par des sources informelles », soulignent-ils, notant que« malgré l’engagement pris en janvier et la conclusion de l’avis du directeur de l’APA en juillet, seule initiative du ministère de l’Environnement sur l’évaluation des concessions, affaire sous sa responsabilité, n’a été prise que fin septembre, à quelques semaines de l’autorisation, et consistait à chercher à impliquer le ministère des Finances dans cette affaire. Ce dernier a refusé de commenter, alléguant un manque d’informations, de temps pour évaluer et de compétence sur le sujet ».

Les bloqueurs demandent donc au Gouvernement d’envoyer les versions intégrales des documents adressés au Parlement avec biffures, le document par lequel le ministère de l’Environnement sollicite l’intervention du ministère des Finances, le document par lequel le directeur des ressources en eau de l’APA a exprimé, Nuno Lacasta à la 11e Commission, l’accord avec la décision finale de l’Agence et toute déclaration ou avis sur la vente des barrages transmis au gouvernement par l’Autorité de régulation des services énergétiques.