Le bilan de la Banco de Portugal (BdP) a atteint un nouveau record historique de 192 milliards d’euros en 2020, en hausse de 20,5% par rapport à 2019, reflétant «l’impact significatif» des programmes d’achats d’actifs, à hauteur de 69 milliards d’euros.

« Les programmes d’achat d’actifs ont eu un impact significatif sur les bilans de la BdP et de l’Eurosystème dans son ensemble », indique la banque centrale dans un communiqué sur le rapport de mise en œuvre de la politique monétaire pour 2020, publié aujourd’hui.

Selon le document, à la fin de cette année-là, le bilan de la BdP enregistrait 69 milliards d’euros de titres acquis dans le cadre des programmes d’achat d’actifs, dont 54 300 millions d’euros dans l’APP (programme étendu d’achat d’actifs, de l’anglais «  Asset Purchase Program  », 4% de plus que l’année précédente) et 14,2 milliards d’euros dans le PEPP (Pandemic Emergency Purchase Program, du «Pandemic Emergency Purchase Program» anglais).

Les 14,2 milliards d’euros acquis dans le PEPP étaient «essentiellement issus de la dette publique portugaise».

Dans l’ensemble de l’Eurosystème, le montant des actifs acquis dans le cadre du PEPP s’est élevé à 757 milliards d’euros, dont plus de 90% concernent des actifs publics.

«La performance de l’Eurosystème a permis de contrecarrer le mouvement de forte instabilité des marchés enregistré en mars et contribue au maintien des taux à des niveaux bas», précise la BdP.

Comme le souligne la banque centrale, «la mise en œuvre du PEPP a contribué à réduire les taux d’intérêt sur la dette publique de la zone euro et à contrecarrer la hausse des écarts de taux d’intérêt de la dette publique entre les pays de la zone euro».

«Dans ce contexte en 2020, les rendements de la dette publique portugaise ont atteint un nouveau plus bas historique et les indicateurs de stress financier liés à la dette publique ont enregistré, en moyenne, des valeurs inférieures à celles observées en 2016», ajoute-t-il.

En décembre, la dette à 10 ans du Portugal a enregistré, pour la première fois, un taux d’intérêt négatif, ayant terminé l’année à un niveau légèrement supérieur à 0%.

En outre, note la BdP, la BCE a conclu des accords d’apport de liquidité avec d’autres banques centrales en dehors de la zone euro afin de répondre à tout besoin de liquidité en euros lié à la pandémie.

Quant à la disponibilité de liquidités en dollars américains, « il y a eu une augmentation de l’offre aux contreparties par le biais de lignes de swap convenues entre la BCE, la Réserve fédérale et d’autres banques centrales ».

Suite à la pandémie de covid-19 et à ses impacts économiques et financiers, l’Eurosystème a eu une «réaction rapide», renforçant le caractère accommodant de la politique monétaire avec l’introduction de nouvelles mesures visant à garantir «des conditions de financement adéquates pour le secteur crédit à l’économie et stabilisation des marchés financiers ».

Ainsi, tout au long de 2020, les conditions de la troisième série d’opérations de refinancement ciblées à plus long terme ont été modifiées (TLTRO-III), des opérations supplémentaires liées à la pandémie (PELTRO) ont été créées et des ajustements ont été apportés au cadre de collatéral, élargissant le groupe de actifs acceptés.

L’actuel programme d’achat d’actifs (APP) a également été renforcé et un nouveau programme plus flexible a été lancé pour répondre à la crise pandémique (PEPP), dont l’enveloppe financière a été progressivement augmentée tout au long de l’année.

Parallèlement, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux d’intérêt officiels à des niveaux historiquement bas.

PD // EA

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