La forte recrudescence des cas de covid-19 dans l’Union européenne (UE) conduira la Commission européenne à présenter, jeudi, des lignes directrices actualisées sur la libre circulation, proposant une « approche basée sur la personne », sans quarantaine pour les personnes vaccinées.

A l’heure où la situation épidémiologique du covid-19 dans l’UE est considérée par les experts comme à très haut risque en raison du faible taux global de vaccination et de la propagation rapide de la variante Delta du SARS-CoV-2, l’exécutif communautaire présentera « une recommandation sur la libre circulation », a confirmé aujourd’hui une source communautaire à l’agence de presse Lusa.

Selon la même source, « il n’y aura pas de changements majeurs » par rapport à ce qui est déjà stipulé en matière de sauvegarde de la libre circulation dans l’UE, Bruxelles proposant « la même approche que par le passé, mais en actualisant certaines parties », comme la création d’une « approche personnalisée » pour assurer la sécurité des déplacements.

Cette approche sera basée sur le certificat numérique de l’UE, une preuve de test (négatif), de vaccination ou de récupération du virus SARS-CoV-2, qui est entré en vigueur dans l’UE début juillet, afin que toute personne voyageant avec un document valide puisse ne pas être soumis à des restrictions telles que des quarantaines.

Les non vaccinés devraient néanmoins être soumis à davantage de tests, rejetant les mesures spécifiques de la Commission européenne pour cette population (comme cela a été imposé en Autriche ou en Allemagne).

Une proposition de la Commission européenne sera également l’inclusion, dans le certificat, d’informations sur les doses de rappel des vaccins contre le covid-19, alors que plusieurs pays européens l’administrent déjà à des populations plus vulnérables, comme les personnes âgées ou immunodéprimées, avec certaines prévoyant plus tard de l’étendre au reste de la population adulte.

Le certificat numérique de l’UE, qui est gratuit, fonctionne de la même manière qu’une carte d’embarquement, avec un code QR facilement lisible par les appareils électroniques, dans la langue nationale du citoyen et en anglais.

Il a été initialement créé pour faciliter la libre circulation au sein de l’espace communautaire, mais des pays comme le Portugal et d’autres ont étendu son utilisation à la vérification dans des espaces sociaux tels que des événements et des établissements.

À la mi-juin de cette année, le Conseil de l’UE a adopté une recommandation pour une approche coordonnée des voyages, proposant que les vaccinés et récupérés du covid-19 ne soient pas soumis à des mesures restrictives telles que des quarantaines ou des tests.

On s’attend également à ce que, dans les lignes directrices publiées jeudi, la Commission européenne propose une réduction des exemptions de quarantaine lorsqu’elles sont appliquées à juste titre par les pays, ainsi que des modifications des cartes qui soutiennent les décisions nationales sur les voyages dans l’UE.

Ces cartes, qui sont mises à jour chaque semaine par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) le jeudi, incluent les taux de déclaration des cas de covid-19 au cours des 14 derniers jours, le nombre de tests effectués et le nombre total de cas positifs. , mais Bruxelles souhaite également inclure ici les taux de vaccination.

Les données de l’ECDC révèlent que, jusqu’à présent, 65,7 % de la population de l’UE sont entièrement vaccinés, tandis que 70 % n’ont reçu que la première dose.

Cela équivaut à 294 millions de personnes avec le calendrier vaccinal complet et 313 millions avec une dose administrée, selon le site Internet de l’ECDC sur la vaccination dans l’UE, qui est basé sur les données des États membres.

Par pays, il existe de grandes disparités dans les taux, entre 24,5% de la vaccination totale en Bulgarie et 81,5% au Portugal.

Le Covid-19 a fait au moins 5 165 289 décès dans le monde, parmi plus de 258,29 millions d’infections par le nouveau coronavirus enregistrées depuis le début de la pandémie, selon le dernier bilan de l’Agence France-Presse.

Au Portugal, depuis mars 2020, 18 370 personnes sont décédées et 1 130 370 cas d’infection ont été enregistrés, selon les données de la Direction générale de la santé.

La maladie est causée par le coronavirus SARS-CoV-2, détecté fin 2019 à Wuhan, une ville du centre de la Chine, et actuellement avec des variantes identifiées dans plusieurs pays.