Le siège de l’Agence portugaise de l’environnement (APA), à Amadora, est actuellement perquisitionné par un ordre du procureur, a confirmé l’agence d’État, en réponse à Lusa, sans préciser le processus qui y a donné lieu.

« L’Agence portugaise de l’environnement reçoit aujourd’hui, 6 juillet, à son siège, une étape procédurale par arrêté du ministère public », a informé une source officielle de l’APA, ajoutant que l’agence « naturellement, fournit la coopération et les informations demandées » .

Dans la note envoyée, l’APA ne précise pas quel processus a donné lieu aux recherches.

Le ministère public et l’administration fiscale et douanière ont mené ce jour des perquisitions dans 11 localités à travers le pays dans le cadre d’une enquête liée à la vente de six barrages par le groupe EDP à un consortium français.

Une note publiée sur le site Internet de la Direction centrale des enquêtes et de l’action pénale (DCIAP), qui dirige l’enquête, indique que les perquisitions ont été effectuées à Lisbonne, Porto, Amadora et Miranda do Douro, dans le cadre d’une enquête menée par le Autorité fiscale et douanière.

Selon la DCIAP, ces perquisitions ont lieu dans les installations du barrage, des cabinets d’avocats, un organisme de l’Etat, un cabinet d’expertise comptable et des entreprises liées au secteur hydroélectrique.

Dans la note, le ministère public n’a pas mentionné quel organe de l’État est perquisitionné.

Sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de l’Action pour le climat, l’APA est l’organisme d’État responsable de la mise en œuvre des politiques environnementales au Portugal, dont le siège est à Alfragide, municipalité d’Amadora.

La DCIAP avance que le processus enquête sur des faits liés à l’affaire de transmission de six barrages du groupe EDP au consortium français formé par Engie, Crédit Agricole Assurances et Mirova (Groupe Natixis), mettant en cause des soupçons de délit de fraude fiscale.

L’opération implique 29 inspecteurs de l’Unité des Grands Contribuables (UGC), 37 inspecteurs de la Direction des Enquêtes Fraudes et Actions Spéciales (DSIFAE), dont 10 spécialistes du noyau informatique judiciaire, et 28 militaires de l’Inspecteur de l’Unité Action GNR, dont deux spécialistes en informatique légale.

Sept magistrats du ministère public et cinq magistrats judiciaires participent à la procédure.

La DCIAP précise également que l’enquête est tenue secrète vis-à-vis des tribunaux.

EDP ​​avait déjà confirmé à Lusa avoir été la cible d’une opération de perquisition par l’administration fiscale, pour fraude fiscale présumée, dans le cadre de la vente de six barrages sur le fleuve Douro.

En cause, la vente, conclue le 17 décembre, pour 2,2 milliards d’euros de six barrages EDP dans le bassin du Douro (Miranda, Bemposta, Picote, Baixo Sabor et Foz-Tua) au consortium français.

MPE (CMP) // JNM

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