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La SPAC considère le licenciement collectif à la TAP comme illégal et menace d’aller en justice

Le licenciement collectif chez TAP « est illégal et injuste et porte atteinte à la paix sociale », estime aujourd’hui le Syndicat des pilotes de l’aviation civile (SPAC), prévenant qu’il réagira par tous les moyens disponibles, y compris en ayant recours à la justice.

« Ce licenciement collectif n’est pas justifié, il est illégal et injuste et porte atteinte à la paix sociale, nous réagirons donc avec tous les moyens à notre disposition et dans tous les cas, notamment devant les tribunaux », lit-on dans une note envoyée aux associés du syndicat le le licenciement collectif de 35 pilotes annoncé aujourd’hui par la TAP.

La procédure de licenciement collectif «suffit d’erreurs flagrantes et d’illégalités», a estimé la SPAC, précisant qu’avec cette décision l’entreprise est en violation de l’accord d’urgence.

Selon le syndicat, parmi les « illégalités » du processus figurent « les informations obsolètes qui servent de base au licenciement », le « manque de démonstration que le licenciement de 35 pilotes est une mesure adéquate pour résoudre les problèmes de la TAP », le « l’illégalité des critères de sélection des pilotes » et « le manque d’explication pour l’inclusion de ces 35 pilotes dans le licenciement collectif ».

La SPAC considère qu’« il n’y a pas lieu de licencier collectivement les pilotes » et comprend qu’« il n’y a pas de justification objective au transfert d’activité de TAP SA à PGA ».

« Malgré ce constat, il reste 50 postes de pilotes à la PGA qui devraient être pourvus par « transfert définitif ou mutation ponctuelle » selon les termes de l’Accord d’Urgence et en utilisant l’ancienneté comme critère de sélection », précise le syndicat.

La SPAC considère que la nouvelle administration de la TAP arrive à temps pour « corriger cette erreur, en faisant justice, en respectant l’Accord d’Urgence et en respectant les pilotes ».

En outre, le Syndicat national du personnel navigant de l’aviation civile (SNPVAC) a considéré aujourd’hui le licenciement collectif de 28 membres d’équipage de la TAP comme « illégal » et « non fondé » et a déclaré qu’il le contesterait devant les tribunaux.

Le Syndicat des travailleurs de l’aviation et des aéroports (Sitava) a estimé aujourd’hui que le licenciement collectif de 124 travailleurs de la TAP « n’est pas justifié », « est inhumain » et a déclaré qu’il recourrait à toutes les mesures qui amèneraient l’entreprise à reconsidérer.

« Nous regrettons que la TAP ait opté pour cette mesure, après avoir déjà provoqué plus de 2.000 départs de la compagnie, qu’elle ait opté pour une énième déqualification », a déclaré le secrétaire général de Sitava, José Sousa, à Lusa.

La procédure de licenciement collectif de 124 salariés initiée aujourd’hui par la TAP concerne 35 pilotes, 28 personnels navigants commerciaux, 38 agents de maintenance et d’ingénierie et 23 salariés au siège, selon un message adressé par l’administration aux salariés.

Dans le message interne envoyé aujourd’hui, auquel l’agence Lusa a eu accès, la présidente exécutive (CEO) de TAP, Christine Ourmières-Widener, souligne que ce nombre représente « une réduction de 94% de moins que le nombre initial prévu et requis par le plan » de restructuration de l’entreprise, qui s’élevait à 2 000 travailleurs, cette réduction ayant été obtenue grâce au respect de mesures volontaires, telles que des accords d’urgence temporaires avec les syndicats, des licenciements de gré à gré et l’intégration au Portugal.

Selon lui, cela a permis « de réduire à 124 le nombre de travailleurs éligibles à la résiliation unilatérale », répartis comme suit par les principaux groupes professionnels de la TAP : 35 pilotes (contre un nombre initial de 458), 28 PNC, contre ceux initialement prévus 747, 38 ME travailleurs [Manutenção e Engenharia] Portugal (par rapport au nombre initial de 450) et 23 employés du siège (par rapport aux 300 initiaux).

DF (PD/MPE) // MSF

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