Selon une note du ministère de l’Administration interne (MAI) publiée aujourd’hui, la déclaration de la situation d’urgence devrait prendre fin à 23h59 vendredi, mais elle peut « être prolongée si nécessaire » et « n’exclut pas l’adoption d’autres mesures ». qui peuvent résulter du suivi permanent de la situation ».

La déclaration de la situation d’urgence a été décidée en raison des prévisions météorologiques pour les prochains jours, « qui pointent vers une aggravation du risque d’incendie rural », lit-on dans la note.

Samedi, le ministre de l’Administration intérieure, José Luís Carneiro, a déclaré que c’est la première fois que la Protection civile a recours au chiffre de la situation d’urgence dans ces circonstances.

« Cette déclaration résulte de l’élévation du statut d’alerte spéciale de l’Autorité nationale d’urgence et de protection civile. [ANEPC]en raison de la détérioration des prévisions de l’Instituto Português do Mar e da Atmosfera [IPMA], avec une grande partie du continent à des niveaux de risque d’incendie élevés, très élevés et maximaux. Il considère également l’effort mis sur le dispositif opérationnel et la nécessité d’adopter des mesures préventives et spéciales pour réagir au risque », indique la note.

Toujours selon le communiqué de l’AMI, la déclaration de la situation d’urgence implique « l’activation immédiate de tous les plans d’urgence et de protection civile aux différents niveaux territoriaux », le passage à l’état d’alerte spéciale de niveau rouge, du Dispositif spécial d’urgence de lutte contre les incendies ruraux (DECIR), pour tous les quartiers, avec la mobilisation de tous les moyens disponibles, et « le renforcement du dispositif des sapeurs-pompiers avec l’embauche jusqu’à 100 nouvelles équipes, à travers la mise à disposition des sapeurs-pompiers ».

Il y aura également une augmentation du degré de préparation et de réponse opérationnelle de la part de la GNR et de la PSP, avec un renforcement des moyens pour les opérations de surveillance, d’inspection et de patrouille, « compte tenu de l’interruption des congés annuels et de la suspension des jours de congé et de repos ». périodes ».

Le degré de préparation et de mobilisation des équipes d’urgence médicale, de santé publique et d’accompagnement social sera également accru et il y aura une « mobilisation permanente » des équipes de sapeurs forestiers, du corps national des agents forestiers et des gardiens de la nature qui participent à la prévention et à la protection de la nature. Lutte contre l’incendie.

Il y aura également un renforcement de la capacité de service du service 112 et la dispense de service ou la justification des absences des travailleurs, du secteur public ou privé, qui cumulent les fonctions de sapeur-pompier volontaire, entre autres mesures, est prévue.

Dans le cadre de la déclaration de situation d’urgence, prévue par la Loi fondamentale sur la protection civile, des mesures à caractère exceptionnel seront également mises en œuvre, telles que l’interdiction d’accès, de circulation et de séjour à l’intérieur des zones forestières, l’interdiction d’effectuer les incendies et le brûlage des surplus d’exploitation et l’interdiction d’effectuer des travaux dans les zones forestières avec tout type d’engins, à l’exception de ceux associés aux situations de lutte contre les incendies en milieu rural.

Il sera également interdit d’effectuer des travaux en milieu rural à l’aide de débroussailleuses à lames ou à disques métalliques, de débroussailleuses, de broyeurs et de machines à lames ou à pelle frontale et l’utilisation de feux d’artifice.

La note de l’AMI mentionne également que le ministère de la Défense nationale, « par l’intermédiaire des forces armées, répond aux demandes de l’ANEPC et avec des moyens aériens militaires appartenant au système des forces nationales, en fonction des disponibilités existantes ».

De plus, l’ANEPC avertira la population, par SMS, du danger d’incendie rural.

«En vertu de la loi fondamentale sur la protection civile, tous les citoyens et entités privées sont tenus, au Portugal continental, de fournir aux autorités de protection civile la collaboration personnelle qui leur est demandée, en respectant les ordonnances, les directives et les demandes qui leur sont adressées, correspondant au refus de se conformer au crime de désobéissance », est-il ajouté.

Jusqu’à minuit, le territoire du Portugal continental est en état d’alerte, décrété vendredi, le niveau de réponse le plus bas aux situations de catastrophe prévu par la loi fondamentale sur la protection civile.

VAM // MAG