La pandémie de covid-19 a coûté aux caisses de l’État 3 695,4 millions d’euros jusqu’en mai, dont 438,8 millions en raison d’une baisse des revenus et 3 256,6 millions en raison d’une augmentation des dépenses, selon la DGO.

« Fin mai, la mise en œuvre des mesures adoptées dans le cadre de la lutte et de la prévention du covid-19, ainsi que celles visant à rétablir la normalité, ont entraîné une baisse des recettes de 438,8 millions d’euros et une augmentation des dépenses totales de 3 256,6 millions d’euros », indique la direction générale du budget dans le résumé de l’exécution du budget publié aujourd’hui.

Ainsi, l’impact de la pandémie, compte tenu des recettes non encaissées et des dépenses encourues, s’est élevé à 3 695,4 millions d’euros (ME) entre janvier et mai.

Côté recettes, la DGO met en avant l’impact estimé lié à l’extension du paiement de la TVA (218,4 ME) et à l’exonération du paiement de la Taxe Sociale Unique, estimé à 179,1 ME.

Côté dépenses, les aides aux entreprises et à l’emploi ont atteint 1 945,8 ME jusqu’en mai, incluant le programme Apoiar (900,7 ME), l’aide extraordinaire à la reprise progressive de l’activité (378,5 ME) et le ‘licenciement’ simplifié (360,2 ME).

La DGO mentionne également les mesures de soutien aux revenus des familles (538,5 ME), en soulignant le soutien extraordinaire aux revenus des travailleurs (279,9 ME) et les mesures du secteur de la santé (516,7 ME), notamment avec les ressources humaines, les vaccins et les protections individuelles. équipements, médicaments, tests et vaccins.

En l’absence de dépenses liées aux mesures dans le cadre du covid-19, les dépenses effectives des Administrations publiques se seraient stabilisées par rapport à l’année précédente, au lieu d’avoir augmenté de 3,8%, et les recettes effectives auraient diminué de 3% au lieu de 1,8%, précise la DGO.

Le déficit des comptes publics était de 5.401 ME jusqu’en mai, soit une augmentation de 1.895 ME par rapport à la même période l’an dernier en raison des effets de la pandémie, a indiqué aujourd’hui le ministère des Finances, dans le communiqué habituel qui précède la publication de la DGO.

Selon le bureau dirigé par João Leão, « l’évolution du déficit s’explique par la baisse des recettes (-1,8%) et l’augmentation des dépenses primaires (+4,4%), reflétant les impacts négatifs du confinement sur l’économie et de les mesures des programmes de soutien extraordinaire destinés aux familles et aux entreprises ».

DF // MSF

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