L’Assemblée de la République débat actuellement des projets de loi du Bloc de gauche (BE) et de l’Initiative libérale (IL) pour la légalisation du cannabis pour la consommation personnelle, un agenda potentiel des blocistas.

La mise à l’ordre du jour a été demandée par BE, qui insiste une nouvelle fois sur la légalisation du cannabis à usage récréatif, IL ayant décidé d’aller « jouer » et de traîner son projet de loi au débat qui se déroule cet après-midi en plénière du parlement.

Selon le projet de loi BE, et tel que rapporté par l’agence Lusa, les bloqueurs proposent la « légalisation du cannabis à des fins personnelles non médicinales, la loi réglementant désormais les aspects de la production et de la culture, de la commercialisation, de l’acquisition, de la propriété et de la consommation de la plante. ou dérivés ».

Le BE souhaite que « la consommation, la culture, l’acquisition ou la possession, pour un usage personnel, de plantes, substances ou préparations de cannabis » ne « constituent plus une infraction administrative ou pénale ».

Les bloqueurs veulent également « autoriser le commerce de cannabis et de produits dérivés de plantes à effets psychoactifs dans des établissements autorisés et licenciés à cet effet » (qui peuvent également être vendus sur internet), mais la « vente de cannabis synthétique ou mélangé à des produits qui cherchent à renforcer l’effet psychoactif » ou « enrichi d’arômes, de saveurs ou d’additifs ».

Le parti suggère également « la possibilité de cultiver pour la consommation personnelle, en imposant une limite de cinq plants de cannabis », ne pas être autorisé à vendre aux mineurs ou aux personnes atteintes d’anomalies mentales.

Selon le projet de loi de BE, l’usage du cannabis est interdit « dans les espaces clos et certains lieux publics, notamment à proximité des terrains de jeux », en appliquant les restrictions prévues pour le tabac.

Quant à l’État, « il doit réglementer l’ensemble du circuit de culture, de production et de distribution », créer « une taxe spéciale sur la vente des produits du cannabis à des fins récréatives et définir le prix conseillé au gramme, égal au prix moyen pratiqué dans les marché, afin de lutter contre la traite ».

C’est précisément sur la question de l’État que, à l’agence Lusa, le député unique d’IL, João Cotrim Figueiredo, a différencié l’initiative des libéraux – qui figurait déjà au programme politique du parti – pour la « légalisation responsable » du cannabis pour consommation personnelle, dont elle prévoit également l’auto-culture avec des limites, l’interdiction de vente aux enfants de moins de 18 ans et à proximité des écoles.

Ainsi, selon Cotrim Figueiredo, les libéraux « vont au jeu avec une logique différente du Bloc de gauche ».

« Nous allons avec beaucoup moins d’interventions de l’État, sans interventions dans la fixation des prix ou la commercialisation exclusive ou même dans la variété des produits transformés à base de cannabis », a-t-il contrasté.

Les libéraux reconnaissent que l’État « a un rôle à jouer ici », mais uniquement « dans les mêmes termes que la loi qui existe déjà et qui réglemente, par exemple, la culture, la transformation et la commercialisation du tabac », donnant à tous ces opérateurs dans ce marché « responsabilités spécifiques en matière de culture, d’étiquetage, d’informations à fournir et de mises en garde sanitaires ».

« Tout cela s’appliquera au cannabis dès que cette substance sortira de la liste des substances interdites », a-t-il ajouté.

JF (FM) // RBF

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