« Ce sera certainement mieux que rien, mais nous restons très sceptiques sur l’efficacité de ce type de mesures qui ne vont pas au fond du problème » du SNS, au regard du manque de professionnels de santé dans plusieurs domaines, de la a déclaré le président de la FNAM à Lusa., Noel Carrilho.

Mardi, le Conseil des ministres extraordinaire a approuvé un diplôme visant à créer les conditions de stabilité des équipes médicales des urgences des hôpitaux publics et qui prévoit également un nouveau régime de rémunération des heures supplémentaires pour les spécialistes de ces services.

Selon le ministre de la Santé, les mesures approuvées sont transitoires et devraient être en vigueur pendant six mois, la période maximale que le gouvernement estime pour la conclusion des négociations avec les syndicats représentant les médecins.

Pour Noel Carrilho, le diplôme désormais homologué par le Gouvernement vise à inciter les médecins qui assurent les services d’urgence à effectuer des heures supplémentaires « en plus de tout ce qui est acceptable et recevable », en plus de ce qui peut entraîner une discrimination à l’égard des autres cliniciens du SNS.

« Il y a des améliorations, à savoir le fait qu’il n’y a plus de discrimination entre les différents types d’urgences, mais il y a toujours une discrimination par rapport à tous les autres médecins qui ne font pas les services d’urgence et qui font tous les autres types de travail dans le NHS et qui ils doivent également être valorisés », a averti Noel Carrilho.

Selon le dirigeant syndical, le diplôme homologué jeudi comprend ainsi des « mesures ponctuelles et distinctes » pour tenter de résoudre un problème structurel au SNS, qui trouve son origine dans le manque de ressources humaines.

Le président de la FNAM a rappelé que la solution, pour retenir les cliniciens dans le SNS, passe par la révision de la grille salariale des médecins, « de manière à valoriser ces professionnels de manière transversale », ainsi que l’amélioration des conditions de travail et la valorisation du risque et de l’usure du temps. ce métier.

« Ce sont les mesures que nous avons l’intention de négocier avec le gouvernement », dans le cadre du processus de négociation qui se déroule entre les deux parties, a déclaré le dirigeant syndical, qui a été reçu aujourd’hui, en audience conjointe avec le Syndicat indépendant des Médecins, par la Commission de la Santé de l’Assemblée de la République.

« Nous avons eu l’occasion d’exprimer nos inquiétudes concernant le SNS, ses déficits déjà non dissimulés et la nécessité d’agir avec force en termes de ressources humaines médicales, avec des mesures concrètes qui rapprochent les médecins » du service public de santé, a expliqué Noel Carrilho.

Le diplôme homologué par le Gouvernement prévoit l’attribution d’une autonomie aux administrations des hôpitaux du SNS pour conclure des contrats de travail à durée indéterminée avec des spécialistes prestataires de services nécessaires au fonctionnement de ces formations sanitaires.

De plus, il accorde aux conseils d’administration l’autonomie de rémunérer spécifiquement le travail supplémentaire fourni par les médecins du personnel hospitalier pour assurer le fonctionnement normal des services d’urgence.

Les valeurs sont les suivantes : 50 euros de l’heure à partir de l’heure 51 et jusqu’à l’heure 100 d’heure supplémentaire, 60 euros à partir de l’heure 101 et jusqu’à l’heure 150 et 70 euros à partir de l’heure 151 d’heure supplémentaire.

PC // HB