Le Conseil de régulation de l’ERC a adopté, le 25 mai, un Guide de bonnes pratiques pour la couverture télévisée informative des guerres et conflits armés, après avoir décidé de le soumettre à consultation publique, « en vue d’adopter une directive visant à encourager les normes de bonnes pratiques « Pratiques de couverture de l’information dans les services de programmes télévisés », lit-on sur le site du régulateur.

L’ERC indique que, compte tenu du fait que la guerre en Ukraine a largement occupé l’espace médiatique, à savoir l’information, et que depuis l’invasion du pays par la Russie, le 24 février, plusieurs participations à la couverture journalistique télévisée ont été incluses dans le habitué de la guerre, des résultats de l’analyse du régulateur et que certains contenus peuvent être qualifiés de violents, entre autres points, le Conseil de Régulation a jugé pertinent de faire des recommandations aux médias, « en particulier aux services de programmes télévisés », dans la couverture informative de guerres et de conflits armés.

Au total, dans le guide des bonnes pratiques, le Conseil de Régulation formule 13 recommandations, notamment que « l’affichage successif (répétitif) d’images violentes doit être évité, y compris sur des écrans fractionnés » et que « l’affichage d’images d’une violence sur un écran dédoublé écran est indispensable, il doit avoir lieu dans le strict respect des normes déontologiques applicables, précédé d’un avertissement exprès et accompagné d’une indication visuelle du caractère violent du contenu ».

Elle précise également que les images, sons et reportages de la guerre à caractère violent « peuvent être transmis lorsque cela est nécessaire à la compréhension de l’événement, une information, un commentaire ou une opinion, à condition que les normes déontologiques applicables soient respectées ».

Toutefois, « l’exposition, lorsqu’elle est justifiée, d’images, de sons et de reportages sur la guerre à caractère violent doit être précédée d’un avertissement exprès permettant de décider en temps utile de la visualisation ou non des contenus en question ».

Le Conseil de Régulation considère « qu’il convient également, chaque fois que cela est justifié, d’indiquer en permanence sur l’écran que les contenus sont à caractère violent » et que « l’affichage d’images, de sons et de reportages à caractère violent doit également être évité dans les promotions de pièces qui seront transmises le long de l’alignement ».

L’ERC recommande également que « l’exacerbation possible des événements par des rapports, des images et/ou des sons qui renforcent nettement leur composante émotionnelle soit soigneusement évaluée et, lorsqu’elle est susceptible d’affecter leur compréhension rationnelle, évitée ».

Afin de protéger l’image des morts et des blessés graves et l’intimité familiale, « il est recommandé de les filmer à distance ou avec un traitement d’image, avec les visages, ou tout autre élément permettant leur identification, d’apparaître masqués. », précise le guide des bonnes pratiques.

« Lors de l’affichage de propos de personnes en situation manifeste de vulnérabilité physique, émotionnelle ou psychologique, il faut chercher, quel que soit leur éventuel consentement, à préserver leur identité et à garantir leur sécurité », ajoute le régulateur.

Elle considère également que les médias « doivent diversifier les sources d’information et contextualiser les événements » et que, « compte tenu des difficultés à obtenir, dans des contextes de guerre, des informations fiables, les médias doivent exprimer aux spectateurs les incertitudes ou l’indétermination qui, éventuellement, survenir, en évitant la diffusion de faits non confirmés et la propagande des parties en conflit ».

Le guide souligne également que les dates, les lieux et l’origine des images affichées doivent « toujours » être identifiées à l’écran, « y compris celles issues d’archives, afin de ne pas induire de fausses perceptions chez les téléspectateurs et de respecter les exigences d’exactitude informative ». en ce qui concerne l’identification des sources d’information » et que les médias « doivent s’assurer de la pertinence et de l’actualité des images ou des discours provenant de sources d’information officielles et non officielles afin de ne pas véhiculer de contenu de désinformation ».

ALU // HB