Le dernier audit de la Cour des comptes, réalisé sur DECIR – Dispositif spécial de lutte contre les incendies ruraux, a détecté des «progrès», mais aussi des «vulnérabilités persistantes, notamment dans la gestion du territoire et de la végétation».

«Dans le rapport d’audit à DECIR, aujourd’hui [dia 23 de abril de 2021] divulgué, la Cour des comptes a conclu que les mesures de prévention et de lutte contre les incendies décidées en 2017 ne sont pas encore pleinement mises en œuvre et que plusieurs domaines doivent encore être améliorés, même s’il y a eu un renforcement des ressources humaines, terrestres et aériennes liées à lutte contre les incendies et amélioration de la planification et de la coordination respectives », résume un communiqué de presse de la Cour des comptes.

Selon ce document, «en 2017 et 2018, le Portugal était, dans le groupe des 19 pays européens, le pays avec le plus grand nombre d’incendies ruraux et le plus touché en termes de surface brûlée, n’ayant, en 2019, été dépassé que par Espagne ».

«En 2017, en plus d’une surface brûlée de 540 630 hectares et des graves conséquences sur le territoire, les biens, l’économie et l’environnement, les incendies impliquaient un coût élevé en vies humaines. Dans ce contexte, l’audit visait à examiner le degré de mise en œuvre des mesures de réforme de la stratégie de prévention et de lutte contre les incendies ruraux décidée en octobre 2017, ainsi que l’efficacité du DECIR, en tant qu’instrument de planification, d’organisation, de coordination et de fonctionnement commandement pour la lutte contre les incendies ruraux », explique la Cour des comptes.

Selon cette note, «bien qu’une bonne partie des mesures définies ait été réalisée, l’audit a conclu que la mise en œuvre des lignes directrices approuvées dans la Résolution du Conseil des Ministres n ° 157-A / 2017, en vue de modifier le paradigme de la prévention et de la lutte contre les incendies ruraux est à la traîne dans certains domaines importants ».

«Dans le cadre de la programmation nationale et régionale du système de gestion intégrée des incendies ruraux, il reste nécessaire de clarifier la législation en vigueur et d’approuver d’importants instruments et documents stratégiques et opérationnels. Dans le domaine de l’intervention sur le territoire, les mesures de gestion des forêts, de la végétation et des combustibles sont à un faible niveau d’exécution « , ajoute le document précité, ajoutant que » la Cour a noté que la planification et l’exécution de la lutte contre les incendies se sont améliorées, mais elles manque de vision plus intégrée et d’amélioration des performances sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’homogénéité territoriale du positionnement stratégique ».

Les fonctionnaires de la Cour des comptes rappellent que «l’audit a identifié des besoins d’amélioration dans les domaines des systèmes d’information, de la budgétisation et de la détermination des coûts de prévention et de lutte contre les incendies, des mécanismes de suivi et d’évaluation et de formation des ressources humaines pour lutter contre les incendies. aux incendies ».

«Malgré le renforcement des moyens humains, terrestres et aériens de lutte contre les incendies, le processus de constitution d’une flotte aérienne propre et centralisée n’est pas achevé. Parmi les systèmes de communication utilisés, le réseau SIRESP répond actuellement aux principaux besoins de communication d’urgence, mais la durée du contrat actuel approche et des évolutions sont attendues dans le modèle technologique et de gestion à définir », prévient l’audit des factures de la Cour.

Le même audit souligne qu’il y a «une évolution positive dans la survenue des incendies, dans la sauvegarde des vies humaines et dans les attitudes de gestion des risques par la population, mais le changement climatique et les vulnérabilités persistantes dans la gestion du territoire et de la végétation font pas garantir la pérennité de cette trajectoire ».

Compte tenu des observations d’audit et en vue de remédier aux faiblesses identifiées, la Cour a adressé des recommandations à l’Assemblée de la République, au Gouvernement, à l’Agence pour la gestion intégrée des incendies ruraux, à l’Autorité nationale des urgences et de la protection civile et à la Air Force », souligne le même document, expliquant que, parmi ces recommandations, se distingue la révision urgente des diplômes qui ne sont pas à leur place avec le nouveau système de gestion intégrée des incendies ruraux et les instruments d’opérationnalisation respectifs; l’inclusion dans le budget de l’Etat d’un programme budgétaire transversal pour la prévention et la lutte contre les incendies; l’élaboration et la mise en œuvre des instruments de programmation manquants, dans un cadre d’articulation des différents niveaux de gestion territoriale; le transfert urgent des moyens aériens (KAMOV) à l’armée de l’air portugaise; l’amélioration du positionnement stratégique des moyens de DECIR dans les différentes phases de lutte contre l’incendie; renforcement de la formation des agents; la définition en temps opportun du nouveau modèle de gestion des communications technologiques, contractuelles et d’urgence; la définition d’indicateurs et de procédures pour assurer le suivi, le contrôle et l’évaluation annuelle de DECIR; et l’examen et une meilleure articulation des systèmes d’information ».