La confiance dans l’Union européenne (UE) a chuté pendant la pandémie de covid-19, mais il existe un soutien solide pour le maintien de l’adhésion de tous les pays du bloc européen, selon un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport, résultant d’une enquête du Conseil européen des relations extérieures (ECFR), a révélé que la confiance dans l’UE a chuté pendant la pandémie de covid-19 et que dans des pays comme l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie, la plupart des citoyens voient maintenant l’Europe projet comme « en rupture ».

Dans la moitié des États membres interrogés, la majorité des citoyens ont déclaré qu’ils avaient peu confiance dans l’UE ou que leur confiance s’était détériorée à la suite des événements de l’année dernière.

La majorité des personnes interrogées en France (62%), en Allemagne (55%), en Italie (57%), en Espagne (52%) et en Autriche (51%) soutiennent désormais que le projet européen est « en échec », selon l’étude . . .

L’enquête ECFR, réalisée par Alpha, Analitiqs, Dynata, YouGov et Datapraxis dans 12 États membres de l’UE, a également montré la profonde désillusion des citoyens vis-à-vis de leurs systèmes politiques nationaux.

Par exemple, en France, où les électeurs se rendront aux urnes en 2022, les deux tiers des personnes interrogées (66%) affirment désormais que leur système politique national est « défaillant ». Dans le même temps, d’importantes majorités partagent cette opinion dans d’autres pays — Italie (80 %), Espagne (80 %), Bulgarie (63 %), Portugal (55 %), Pologne (60 %) et Hongrie (54 % ), selon l’étude.

Cependant, malgré les piètres performances de l’année écoulée, il existe, dans tous les pays, un fort soutien pour le maintien de l’adhésion à l’Union européenne, beaucoup souhaitant voir une plus grande coopération dans la construction de l’UE en tant qu’acteur mondial.

Dans tous les pays interrogés, à l’exception de la France et de l’Allemagne, la majorité des personnes interrogées a déclaré que la crise du nouveau coronavirus a révélé la nécessité d’une plus grande collaboration entre les États membres.

La réponse la plus courante lorsqu’on lui a demandé comment l’Europe devrait changer après covid-19 a souligné la création d’une réponse collective aux crises mondiales.

Le sondage ECFR a également identifié un sentiment positif envers le maintien de l’adhésion à l’UE – les citoyens de 11 des 12 États membres interrogés estimant que rester dans l’UE est « une bonne chose » pour leur pays. L’exception était la France, où la réponse la plus fréquente était que l’adhésion n’est « ni une bonne ni une mauvaise chose ».

Concernant les attitudes envers les autres acteurs mondiaux, l’ECFR a constaté que les Européens voient désormais un monde de partenaires stratégiques plutôt que des alliances naturelles. Cela inclut les États-Unis ainsi que le Royaume-Uni, où l’ECFR a détecté des changements notables dans l’opinion des citoyens.

Parmi les États membres interrogés, un seul, le Danemark, considère le Royaume-Uni comme un « allié » clé.

La Turquie est le seul pays considéré comme un « rival » par de nombreux répondants – avec tous les autres acteurs mondiaux, y compris la Chine et la Russie, considérés comme des partenaires stratégiques.

Cependant, les Européens restent méfiants à l’égard de la Chine et, comme la Turquie, ils sont favorables à des réponses européennes plus fortes à sa violation du droit international. Fait intéressant, seulement 17 % des personnes interrogées dans le sondage ECFR considèrent la Russie comme un « adversaire » — un chiffre qui tombe à 5 à 7 % chez les Bulgares, les Italiens et les Portugais.

Selon les auteurs du rapport, Susi Dennison et Jana Puglierin, ces résultats de l’enquête sur les attitudes des citoyens un an après le début de la pandémie de covid-19 devraient servir d' »appel à l’attention » pour les Bruxellois.

Les résultats ont également été utilisés par l’ECFR pour déterminer comment l’Allemagne peut restructurer ses relations avec l’Europe avant ses prochaines élections.

Susi Dennison et Jana Puglierin ont exhorté les représentants de l’UE à faire preuve de leadership lors des sommets de ce mois – du G7, de l’OTAN et de l’UE-États-Unis – et ont averti que la ferme conviction de la nécessité d’une coopération européenne « ne pourra pas se maintenir s’il y a plus de les échecs ».

La recherche pour cette publication a-t-elle été financée par le soutien de la Stiftung Mercator au projet ? Re:façonner l’Europe mondiale. L’enquête d’opinion publique portugaise a été financée par la Fondation Calouste Gulbenkian.

RSE // PMC

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