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La Commission étudiera les abus dans l’Église catholique et déférera les crimes aux autorités

La commission qui enquêtera sur les abus sexuels dans l’Église catholique au Portugal commence mardi à recevoir des plaintes de victimes de cas survenus depuis 1950, qui peuvent être renvoyées aux autorités et faire l’objet d’une enquête si les crimes ne sont pas encore expirés.

Le travail de la commission a pour but de recueillir des témoignages, pour une étude qui n’effectuera pas de réparations financières ou judiciaires, mais qui pourra apporter réparation aux victimes pour rupture du silence et souffrances personnelles, a indiqué aujourd’hui le coordinateur de la commission, le pédopsychiatre Pedro. Strech.

Pedro Strecht a déclaré que « le simple fait d’avoir quelqu’un à qui parler » peut être « absolument remarquable » dans le « tournant émotionnel » dans la vie d’une personne.

Cependant, tous les témoignages reçus qui pourraient être qualifiés de plaintes pour délits non encore prescrits seront « immédiatement transmis » aux autorités compétentes, a expliqué le membre de la commission Álvaro Laborinho Lúcio, juge à la retraite conseiller à la Cour suprême de justice et ancien ministre de la Justice. Justice.

« Nous distinguerons clairement les rapports des témoins. Nous ne traiterons pas les plaintes, mais nous les transmettrons immédiatement aux instances compétentes », a déclaré le juge-conseil, notant que des canaux de communication sont déjà établis avec les plus hautes hiérarchies du parquet général et de la police judiciaire.

La Commission indépendante pour l’étude des abus sexuels dans l’Église catholique portugaise commence mardi à recevoir des témoignages de victimes qui souhaitent le faire, ou de tiers qui souhaitent signaler des cas qu’ils connaissent, et le groupe de travail a mis en place des mécanismes pour filtrer pour les faux témoignages qui peuvent survenir, a déclaré Pedro Strecht.

Les plaintes et témoignages peuvent parvenir à la commission en remplissant un sondage en ligne sur le site https://darvozaosilencio.org, qui reprend la devise et l’objectif de la commission à son adresse, mais aussi via le numéro de téléphone +3519171110000, disponible entre 10h00 et 20h00 tous les jours, mais qui n’a pas vocation à être un « SOS ou une ligne de soutien psychologique », comme l’a souligné Filipa Tavares, assistante sociale expérimentée dans le suivi des enfants et des familles, qui fait partie de la commission.

IMA // JMR

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